Présentation du blog

Mes carnets de voyages en Asie du Sud-Est
Ce blog est consacré à mes voyages en Asie du sud-est. Ce n'est que mon journal de bord. S'il comporte de nombreuses infos utiles, je ne prétends pas donner des conseils aux voyageurs. Il existe une fonction de recherche dans la colonne de droite qui vous permet de trouver des thématiques, ainsi qu'une fonction de traduction. Mes blogs ne sont que des récits, j'y relate mes aventures, mes impressions, mes rencontres.

Cela me fait tellement plaisir quand je voyage de recevoir des nouvelles ou un petit mot gentil. Et même après mes voyages, car ce blog représente beaucoup de travail. C'est le moyen le plus facile pour moi pour communiquer avec vous. Il vous suffit de poster des commentaires. Et si vous voyagez dans les parages faites-le moi savoir, via le blog.


Nouveau Voyage en Asie du Sud-Est

Avec une arrivée à Bangkok, un passage en Malaisie, et un retour en Thaïlande.
Voir plus bas sur cette page le carnet de route jour après jour.

Au fil de mes voyages en Asie

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jeudi 31 janvier 2013

J'AIME... J'AIME PAS... en Malaisie

J'aime
  • Les gens
  • La richesse culturelle et historique. Le nombre important de lieux historiques, en bon état, à visiter. Je suis restée des jours et des jours et j'ai toujours une occupation, une nouvelle découverte.
  • Les événements culturels proposés presque tous les week end, qui rassemblent les habitants de la ville et les visiteurs.
  • Le modernisme
- Il n y a pas un mendiant en ville, ou un ou deux peut etre que j'ai vus, il y en a devant les entrées des temples hindouistes.
- Il n'y a pas de "tuk tuk Madam" tout le long de monchemin, il n'y a personne qui essaye de me vendre des trucs dans la rue. On me laisse tranquille. C'est une ville normale George Town. J'y vis comme je vis à Paris, presque. Sous un climat tropical...
- Il n'y a pas de moustiques, en tout cas à George Town.
- Il n'y a pas des tas d'ordures accumulées comme j'en ai vu dans les pays voisins. La benne à ordures, je l'ai vue passer en soirée.
  • L'absence de touristes occidentaux. Peu. Ceux que j'ai rencontrés étaient des gens très intéressants, voyageurs, curieux, ouverts. Beaucoup de touristes... malaisiens, et jeunes souvent. Pas de Suédois, pas de Russes. Pas de gens venus pour se saouler la gueule. 
  • Le fait que tout le monde parle anglais. Ici, les gens parlent entre eux malais, ou chinois et encore différents dialectes, ou tamoul. Mais tout le monde apprend l'anglais à l'école. Grande différence avec la Thaïlande.
  • Le niveau d'instruction des gens, très élevé. Ici on peut discuter, d'autre chose que "where are you from".
  • Le jour qui se couche tard, à plus de 19h30. A 20h00 les lumières s'allument tout juste et le ciel est encore clair. 

Je n'aime pas
  • La bouffe en Malaisie... tous les Français que j'ai rencontrés ont été d'accord avec moi. C'est que c'est mal cuisiné, et pourtant à partir des mêmes ingrédients que la cuisine thaïe, en fait, noodles et fried rice. Le poulet, ils ne le découpent pas en tout petits morceaux, ils le coupent en morceaux d'os. (ça s'appelle chopped chicken ici, mais chopped en Thaïlande ce n'est pas avec des os...). La cuisine thaïe, elle est fine. La cuisine en Malaisie, elle est grossière (j'ai fui les restaurants ou gargotes chinoises, rien à voir avec la cuisine dite chinoise qu'on mange en Birmanie ou en Thaïlande, ici... c'est dégueulasse).
  • La bière, trop chère (+ de 7 MR, soit 1,8 euro), inexistante dans les restaus musulmans et les restaus indiens. Leurs marques : Carlsberg, Skoll, il n'y a que la Tiger qui est buvable mais c'est l'une des plus chères,. J'ai quand même trouvé de la Chang à 4 MR dans une unique épicerie chinoise de la Chulia street. J'y faisais mes ravitaillements. (frigo dans la chambre). J'ai payé une petite Tiger dans un restaurant (un peu plus haut de gamme)... 15 RM (3,80 euros) ! D'accord, la bière dans les cafés en France ... mais comparé avec les autres pays d'Asie voisins, c'est cher ici.
  • Le trafic, et l'absence de trottoirs, enfin, des trottoirs où personne ne marche car ils sont impraticables, les motos s'y garent,des paquets y sont entreposés devant les maisons, et bouchent le chemin, et en plus des marches sans cesse, hautes à gravir ... donc tout le monde marche sur la chaussée, à droite des voitures et des motos. Il y a un trafic monstre à George Town, et j'avoue qu'il me fatigue. Souvent, le long de voies rapides, il n'y a pas de trottoir, même pas un espace pour marcher. Parfois il y a un système de passerelles, et il faut s'y habituer. Je marche toujours en me retournant par derrière pour surveiller ce qui arrive, je vais avoir un torticolis... Le rétroviseur, je me demande s'ils le regardent de temps à autre. Et surtout quand il y a une voie à beaucoup de trafic, ça n'arrête pas de passer, pas un ne s'arrête, à un tournant c'est terrible, aucune visibilité... Alors je fais acte d'autorité, je les regarde en plein dans les yeux et je met mon bras en signe de stop et je passe. C'est ... périlleux, je vous l'assure.
  • Les plages ne sont pas aussi belles qu'en Thailande, et surtout pas une mer aussi belle que dans les îles de Thailande. A George Town même, pas de plage, mais la mer, et un port.
  • Les coût du logement, les tarifs des hôtels, chers, si l'on veut un petit peu de confort. Et la hausse considérable des tarifs (x par 2) quand surgit un week end de fête importante en Malaisie. Je me suis trouvée dans cette situation là.
MAIS LA MALAISIE RESTE L'UN DE MES PAYS DE COEUR....


Jeudi 31 Janvier 2013 - George Town (15) Dernier jour

Préparation du départ

Mon dernier jour. J'ai déjà eu envie de pleurer quand ma femme de chambre m'a dit que je ne la verrai plus, car elle sera de congé demain. J'ai eu envie de pleurer quand le monsieur de la réception, celui qui est si gentil, avec des lunettes, m'a demandé si il devait s'occuper de me demander un minivan pour repartir en Thaïlande, car Arthur lui avait demandé de s'en occuper la veille de mon départ. J'avais expliqué à Arthur, hier, que je ne prendrais pas le transfert via l'hôtel, parce qu'ils ne proposaient que Hat Yai, et que j'avais décidé d'aller jusqu'à Trang. Mais s'occuper de moi, de cette façon, là, j'ai vraiment été touchée, et j'avais les larmes aux yeux. Tout le personnel, ici, dans cet hôtel Mingood, c'est plus que tout, ce sont des personnes avec qui je me suis très liée, et demain, ça va être dur de retenir mes larmes, en les quittant.

Ça fait quand même la 2 ème fois que j'y séjourne, et cette fois... 15 jours... Je les connais tous.

J'ai passé un bon bout de temps, dans ma chambre, à faire ma valise, pas complètement mais à essayer de re-rentrer les choses. Oui, il y a d'avantage de choses... pas énormément mais quand même. Oui, j'ai acheté un sac à dos de 32 litres pour compléter, parce que le mien ne faisait que 20 litres. Oui j'ai encore des achats à faire à Bangkok... Bien sûr, j'ai attendu la fin du voyage, pour commencer à faire des achats.

J'ai réussi ce matin à pouvoir enfin parler avec mon hôtel à Trang, que je voulais réserver. Je crois que la fille qui m'a parlé, et qui parlait anglais a compris ma réservation. Elle m'a demandé mon nom, de l'épeler, et mon numéro de téléphone, heureusement j'ai un n° thaï, ça rassure pour les résas.

Je suis sortie tard, 14 hres,  j'avais faim, mais tard. Je suis donc juste aller manger un puff au poulet dans mon coffe-shop violet habituel, dans la Jalan Hutton.

Et là, de nouveau, l'envie de pleurer, la jeune femme qui m'accueille à chaque fois, qui me dit "à la prochaine fois, take care..."




Retour au Mall

Aujourd'hui, je n'avais plus envie de visiter, de marcher, j'ai tout fait ce que je voulais faire. Il faisait chaud. J'ai décidé de retourner au Mall. Et puis dépenser mes derniers ringgits en poche avant demain...

Cette fois-ci j'avais une carte photo valable qui fonctionnait, donc j'ai pris toutes les photos que j'aurais voulu prendre hier. Mon chemin... ma rue, Transfer Road, Komtar qui est un peu leur Tour Eiffel, le Mall, vous montrer quand même ce qu'est un Mall, moi j'aime, parce qu'il reflète la vie actuelle en Asie, et je ne suis pas seulement à vouloir visiter les restes du passé. Les gens vivent dans un monde moderne en Malaisie, même plus à l'Américaine que nous en Europe.

La Jalan Transfer est la rue au coin de mon hôtel, pratique pour descendre plus rapidement. C'est là que passent les bus sur le chemin de retour en ville.


L'hôtel de Police, tout bleu




Sur les murs de la Jalan Transfer, j'ai pu photographier aujourd'hui les dessins que je n'avais pu photographier hier, et qui racontent l'histoire du nom de cette rue.







Une mosquée sur le chemin



 Encore la Tour Komtar

Et les fameuses passerelles, çà, c'est un monument !












C'est pour le Nouvel An Chinois...



Et le Prangin Mall, le grand centre commercial, shopping, de la ville



Décorations pour le Nouvel An ! ... Chinois.




Je n'ai rien trouvé à acheter. J'ai essayé des T shirts, ils étaient trop resserrés au niveau du ventre, et moulaient trop. J'ai essayé un rouge à lèvres, mais même sur ma main, il s'effaçait au premier coup de papier. J'ai essayé des chaussures, je n'étais pas à l'aise, je dois être taille 8 ici, à ce que j'ai compris, pour un 39, mais quand même, je ne suis pas à l'aise. J'ai essayé des sandales nu pieds, mais la petite pierre qui décorait le dessus, était déjà décollée, je me suis dit, bonjour la qualité... Et je n'ai rien acheté. (c'était "Bata", alors, c'est peut être que la qualité chez Bata...)

Il y a, à l'entrée du mall, un changeur de monnaie, et je vous le conseille, car son taux est supérieur à tout ce que j'ai changé ici, à George Town. L'euro y était à 4.04 ! moi je changeais à 3.95, voir 3,98..
J'ai donc changé mes derniers ringgits, un billet de 50 et un de 10, en ne gardant que de quoi dîner, 5 MR. J'ai fait une bonne affaire, j'ai récupéré 600 bahts et quelques pièces de monnaie... en bahts, il en avait..

Retour à l'hôtel - Dernière vision de ma fenêtre avant que la nuit tombe





La derniere bière en Malaisie, le dernier apéro en Malaisie


Dîner

Je suis allée dîner dans mon restaurant. La chaleur du soir me fait penser à la chaleur de Salvador, avec ici aussi un léger petit vent, la chaleur d'un jour où il fait très chaud dans la journée, et avec ce petit truc d'humidité.  

Et là aussi j'ai dit au revoir à la famille, et à quel point j'avais été heureuse de les connaître. J'ai pris un plat que je n'avais pas encore essaye, le nasi goreng Paprik. Eh non, ce n est pas du paprika, c'est tres chili !!!!


 Le dernier bain moussant



J'entends venant de la ville une mélopée musulmane, pas un appel à la prière. Il est 20h 30. C'est très joli. Ici les appels sont souvent des chants. Mais jamais je n'ai été réveillée à 4hres du matin. Je pense qu'il y a beaucoup de respect les uns pour les autres ici.

Et la porte se ferme



Ça va aller très vite maintenant, un dodo, mais vais-je arriver à m'endormir, sans doute non. Je suis encore sur l'ordinateur à écrire. J'ai demandé à ce que l'on me réveille par téléphone à 7h15, demain, par sécurité. Mais je serai réveillée c'est sur.

Je suis triste de quitter George Town, et la Malaisie. J'ai vraiment un attachement à ce pays. J'ai la même envie de pleurer que quand je quittais Salvador au Brésil, les premières années, c'était un déchirement. Mais en un sens, je n'avais pas l'envie de rester plus longtemps. 15 jours, en ayant déjà tout visité lors de ma la première visite en 2010, c'était ma limite. Cela fait deux jours que... je glande. Le Thaipusam, il fallait que je me repose après, un jour ou deux. Mais rien à faire de plus ici.

Je vis hors du temps, hors de ma vie passée à Paris. Je m'en vais vers la Thaïlande. Pas de problème, j'y suis habituée à la Thaïlande. Je dois prendre mon vol de retour à Bangkok. Mais je dois dire que la larme à l'oeil elle est pour la Malaisie, pas pour la Thaïlande.

Il est 22h15 et le tonnerre s'est mis à gronder et la pluie à tomber assez fort. C'est bien ça !!! Mais ça s'est calmé très vite cette pluie. C'est qu'il fait vraiment très chaud dans la journée. J'ai l'impression qu'il fait de plus en plus chaud chaque jour...

Je me souviens que lorsque je quittais Salvador, et qu'il pleuvait, Raul me disait toujours que c'était pour que j'ai moins de peine et que je repense à mon pays de pluie.