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Ce blog est un récit, le carnet de route de mes voyages en Asie du Sud-Est. J'y raconte ma vie en voyage, mes rencontres, mes émotions. Je ne prétends pas donner des conseils aux voyageurs, il y a pléthore de ces blogs-là sur le web. C'est mon journal de bord, j'observe, je note, j'écris surtout pour ne pas oublier.

Cela me fait tellement plaisir de savoir que vous me lisez, de recevoir vos commentaires ou un petit mot gentil. Pour que l'on puisse communiquer quand je suis en cours de voyage, m'écrire en me laissant un commentaire c’est le moyen le plus simple et le plus rapide. Et même une fois rentrée cela me fait toujours plaisir, car ce blog me tient à cœur et me demande beaucoup de temps et de travail.

mardi 31 mars 2026

Le bilan de ce voyage en hiver 2026

Ce voyage 2026 s'est au final super bien déroulé jusqu'à ce que les événements politiques viennent en bouleverser la fin.

CE QUI M'A LE PLUS MARQUÉ DANS CE VOYAGE

A chacun de mes voyages il me reste toujours un moment dont je me souviens particulièrement.
Le 3 mars ’ai vécu un moment très spécial : j’ai assisté à une éclipse totale de Lune. Je n'avais jamais vécu cela de ma vie. Ça a été super émouvant, j'étais montée sur la terrasse tout en haut de mon hôtel à Hua Hin, il n'y avait personne, il faisait nuit. Je suis restée une heure le regard fixé sur la Lune, sur l'Univers, le genre de truc qu'on regarde avec des télescopes, et je l'ai vu, moi, juste avec le zoom (10x) de mon petit smartphone. J'ai été fascinée par ce spectacle venu du ciel. J'ai vécu un moment hors du temps, magique, profondément intense.

CE QUI A ÉTÉ DIFFÉRENT DE MES VOYAGES PRÉCÉDENTS

J'ai eu sur ces deux mois deux périodes où j'ai partagé mon voyage avec des co-voyageuses que j'ai rencontrées sur place. Monique avec qui j'ai partagé les trois premières semaines et Martine qui m'a retrouvée pendant une semaine à Bankrut. Deux compagnes avec qui cela s'est surperbement passé. On était indépendantes, on ne partageait pas les mêmes chambres, et on se retrouvait pour partager des moments qui ont été toujours agréables. Et cela a fait que les périodes où j'ai été solo ne m’ont pas été pénibles, j’ai même apprécié ces moments qui alternaient, qui n'ont pas été trop longs surtout, où mes journées n’obéissaient qu’à mon propre rythme.

S’il n’y avait pas eu cette folie de Trump, mon voyage aurait compté parmi les plus agréables que j'ai faits en Thaïlande.

MON ITINÉRAIRE

Je suis partie dans un seul but, fuir l'hiver. C'est mon 11 ème voyage en Thaïlande, je ne visite plus. 58 jours sans visa. Ne pas parcourir beaucoup de distance, faire peu de stops, mais des séjours repos dans des villes où j'étais déjà allée, Hua Hin et Bankrut.

J'avais juste décidé avant de partir de découvrir une île où je n'étais encore jamais allée, alors que je les connais presque toutes les îles de Thaïlande, Koh Samet.

J'ai décidé de ne pas retourner à Prachuap, car je connais trop, j'y suis allée trois fois et des séjours de plus en plus longs, cette ville que j'ai beaucoup aimée me sort maintenant par les yeux.

BANGKOK

Au final j'y ai séjourné trois fois pendant ce voyage... Les obligations de mon itinéraire... On ne peut pas passer de la côte sud-est à la côte sud du Golfe de Thaïlande sans repasser par Bangkok. Donc six nuits à l'arrivée, quatre nuits au milieu de mon trajet, et six nuits avant mon vol de retour.

Bangkok, moi j'aime. Je loge toujours dans grosso modo le quartier de Khao San Road mais à l'autre extrémité, le plus proche de la Chao Praya. J'aime ce quartier parce que c'est le quartier ancien de Bangkok. Il y a toutes les commodités. Je m'y balade au hasard, je fais mes courses, je vais dans le parc du fort Phra Sumen à deux pas, et je passe souvent de l'autre côté du canal pour me balader dans Samsen.

KOH SAMET

J'ai voulu découvrir cette île parce que je n'y étais jamais allée, je voulais me faire mon opinion. Je n'y étais pas seule, j'y étais en compagnie de Monique. J'étais partie pour six nuits mais j'ai connu des problèmes avec mon logement pas confortable et surtout bruyant. J'en suis partie deux jours plus tôt que prévu.

Le positif :

⤳ A Koh Samet, l'eau est d’un bleu polynésien et transparent, le sable est blanc comme du talc, que dire de plus ! Moi je n'ai connu que le village d'arrivée parce que je n'avais pas de moto, et surtout j'avais la flemme de prendre des songteos. Donc je n'ai pas exploré. L'ambiance dans le village était agréable et les restos locaux très bons, pas chers, les Thaïs sympa.

Le négatif :

⤳ Le problème de Koh Samet c'est le prix élevé des logements. Et les logements dans mon budget sont vétustes et manquent de confort. Il faut mettre au moins 1200 bahts pour avoir du confort.

⤳ il y a beaucoup de monde. Les week-ends, il ne faut pas y rester, l'île est envahie par les Thaïs qui arrivent par des bus entiers. Mais je n'y suis pas restée le week-end.

⤳ Et puis il y avait encore des travaux dans la rue principale, des travaux qui existaient déjà l'année dernière, c'est une plaie dans toute la Thaïlande actuellement. Ils creusent, ils restaurent les trottoirs. De ce fait la circulation était déviée et les songteos et les motos empruntaient toutes les allées perpendiculaires qui à la base étaient censées être tranquilles. J'ai beaucoup souffert du bruit depuis ma chambre qui se trouvait pourtant dans un soi.

JOMTIEN

Alors là c'était vraiment le dernier lieu où j'aurais imaginé que j'allais séjourner ! Jomtien est la station balnéaire au sud de Pattaya, et Pattaya je m'étais bien jurée de ne jamais y aller, enfin d'y retourner puisque j'y étais allée lors de mon tout premier voyage en 1974 mais c'est loin et j'ai tout oublié.

Je suis allée à Jomtien à cause du choix de ma coéquipière Monique. Elle avait une date impérative pour rentrer à Bangkok, le 31 janvier, car elle avait son vol pour la France et cherchait un endroit où s'arrêter le temps qui lui restait avant d'arriver à Bangkok. Et entre Koh Samet et Bangkok il n'y a pas grand choix. Monique a décidé de passer cette semaine-là à Jomtien qui était au bord de la mer, parce qu'elle n'y était jamais allée. J'ai eu le choix entre me séparer de Monique et poursuivre mon itinéraire à ma façon en allant immédiatement à Hua Hin, ou la suivre à Jomtien. J'ai fait le choix de la suivre car on s'entendait bien, c'était tellement agréable de ne pas être seule pour une fois. Moi non plus je n'étais jamais allée à Jomtien...

Jomtien : sans intérêt.

Le positif : 

⤳ Une chambre d'hôtel super, et pas chère.

⤳ La plage rien qu'en traversant la route et une mer où j'ai pû me baigner, un peu.

Le négatif :

⤳ Une grande ville le long de la mer. Moins bien que Hua Hin. Une plage très longue mais un sable jaune-gris.

⤳ Une fréquentation pratiquement exclusivement de Russes. Ils ne parlent aucune langue étrangère même pas l'Anglais, ils restent entre eux en famille, entre amis, ils ne parlent à personne, ils n'ont pas été embêtants.

HUA HIN

Jamais je me serais imaginée la première fois que j'ai mis les pieds à Hua Hin en 2013 et que j'ai détesté totalement cette ville, que j'y retournerai aussi souvent et aussi longtemps des années plus tard.
Je me suis longtemps posée la question mais pourquoi autant le gens séjournent aussi longtemps dans cette ville et y reviennent tous les ans depuis des dizaines d'années, voir s'y expatrient.
Et maintenant je m'y trouve très bien moi aussi. J'ai pris mes repères, et si la Petkassem Road est toujours aussi bruyante et impossible à parcourir, je vis dans cette ville un quotidien très agréable qui me convient.

Le positif :

⤳ Hua Hin me permet de ne pas avoir à parcourir d'une traite le trajet entre Bangkok et Bankrut, l'autre ville que j'aime particulièrement sur cette côte sud. Hua Hin c'est proche de Bangkok, il y a plusieurs options de transports avec plein d'horaires, et il y a la plage à 3 heures de Bangkok !

⤳ Il y fait toujours beau, il paraît que même en saison des pluies, il ne pleut que très peu. Bon, il y a le vent sur la plage, l'année dernière il était très fort, mais cette année il a été modéré.

⤳ L'eau de la mer était très, très chaude, selon chacun on aime ou pas, moi j'aime.

⤳ La plage, de sable, est immense et permet de marcher le long de la mer.

⤳ Il y a une zone de shopping très importante. On trouve tout, et tout pour manger, et pour varier de nourriture.

⤳ A côté de son côté "occidental", il y a toute la partie nord qui est restée authentiquement thaïe, et où j'aime me balader. 

Le négatif :

⤳ La ville est tout en longueur, les distances à pied sont grandes, mais il y a les songteos, prix fixe quelle que soit la distance, 15 bahts.

⤳ Le bruit de la circulation de la Petkasem Road, la grande avenue qui traverse la ville dans toute sa longueur et que je suis obligée d'emprunter, et le peu de passerelles pour la traverser..

⤳ Il n'y a pas beaucoup de profondeur d'eau en général, et il y a des vagues, moi je n'aime pas. Je disais que je me "mouillais". La mer a des marées très importantes et à marée basse elle se retire extrêmement loin.

⤳ Le nombre impressionnant de kite-surfs. Ils envahissent le bord de l'eau, un vrai danger pour la baignade, et sont omniprésents sur la plage. Mais ce n'est qu'une partie de la plage.

Au final, je ne me suis pas ennuyée à Hua Hin, même en y allant à deux reprises cette année. Je suis sortie tous les jours. J'ai bien arpenté les quartiers, on peut trouver plein d'options de balades à pied. J'ai bien profité de la plage, et me suis même baignée presque tous les jours. Si je n'ai pas fait de connaissances réelles, j'ai discuté avec beaucoup de gens.

BANKRUT

C'est la 4 ème fois que je vais à Bankrut. L'année dernière j'y suis restée deux semaines et cette année je suis restée deux semaines...

Le positif :

⤳ J'aime à Bankrut que cette toute petite ville a su garder intacte la nature, des cocotiers partout et pas de bâtiments hauts.

⤳ J'aime que je n'ai qu'à traverser la route pour être sur la plage, que la plage est immense et qu'il n'y a pratiquement personne. Et pas de sand-flies, ni de méduses cette année.

⤳ J'aime mon bungalow en pleine nature et pourtant avec tout le confort, et très central.

Le négatif :

⤳ À Bankrut souvent je finis par m'ennuyer car il n'y a pas tellement de choses à faire à part aller à la plage.
 
Mais comme ma deuxième compagne de voyage, Martine, m'a retrouvée pendant toute la première semaine, on a fait plein de balades ensemble, on est allées à la plage, on avait les mêmes goûts et la même façon de voir le voyage. Cela a bien coupé mon séjour à Bankrut et je ne suis restée seule que la deuxième semaine.

Mais y serais-je restée 3 semaines ? Non. Je crois que j'ai commencé à me lasser au bout de 10 jours. Les trois derniers jours j'ai tourné en rond.

⤳ La météo n'a pas été toujours optimum chaque année, je ne sais pas pourquoi. Cette année à part une grosse tempête et un ciel parfois trop nuageux, ça a été dans l'ensemble.

Entre Bankrut et Hua Hin c'est l'opposé total, c'est pourquoi je séjourne dans les deux. Bankrut est une toute petite ville, plutôt une station balnéaire très nature, et Hua Hin est une grande ville avec plus de possibilités d'activités qui me permet une transition d'ambiance avant de retrouver la grande ville.

LA MÉTÉO

Cette année la météo a été plutôt agréable.
Je n'ai vécu qu'un jour de tempête à Bankrut et quelques jours nuageux.
A Hua Hin il n'a plu que quelques gouttes.
A Bangkok il fait très, très, trop chaud comme toujours en mars.

MES CONCLUSIONS

Sur cette côte, je le sais, il y a des vagues et ce n'est pas du tout le bleu polynésien que l'on peut trouver dans les îles. Mais j'aime le côté tranquille de cette région, où les touristes ne sont pas de jeunes couples ou des fêtards.

J'ai été très contente de mon choix d'itinéraire et ce voyage s'est très bien déroulé.

Le positif :

⤳ J'ai eu chaud, c'est ce que je cherchais. Vivre avec la chaleur, en ayant la clim, c'est la vie que j'aime. Et ma santé s'en ressent, je me porte super bien. En plus je maigris sans rien faire.

⤳ Pour moi mes chambres d'hôtel c'est très important. J'ai eu des chambres d'hôtels superbes. Mon budget est limité. Ça a un peu augmenté, les chambres que je payais 20 € sont passées à 22 €, j'ai été souvent entre 22 et 24 €. J'ai payé une fois une chambre 31 € à cause que tous les hôtels étaient pleins et que je ne trouvais rien. J'ai eu (sauf à Koh Samet et un de mes hôtels à Hua Hin) des chambres absolument superbes. Le calme et l'espace c'est ce qui m'importe le plus, un peu de nature face à ma fenêtre quand c'est possible (même en ville), et un balcon/terrasse j'apprécie vraiment.

⤳ Le deuil instauré en Thaïlande qui m'avait tellement préoccupée avant de partir, eh bien je ne l'ai pas ressenti. Seulement à Bangkok les Thaïs qui travaillent dans des organismes d'État portaient le deuil, comme un uniforme. En dehors de Bangkok, rien de spécial.

⤳ Je ne me suis pas ennuyée. J'ai eu deux très bonnes et sympathiques compagnes de voyage, c'était super. J'ai causé à beaucoup de gens. J'ai vécu un moment unique, l'éclipse de Lune.

Le négatif :

⤳ J'ai juste eu des soucis pour trouver mes hôtels comme toutes ces dernières années.

⤳ Et, pour rentrer en France...

POURTANT PAS SÛRE DE RETOURNER EN THAÏLANDE

Pourtant après ce que j'ai vécu pour mon vol de retour, à cause des événements politiques que personne n'aurait pû prévoir, je me dis que je ne retournerai peut-être pas en Thaïlande l'année prochaine. Car j'ai été énormément secouée par ce que j'ai vécu. Mais je suis encore sous le coup.

jeudi 12 mars 2026

Jeudi 12 mars 2026 - Un retour très dur mais rentrée à Paris

Jeudi 12 mars 2026 - Je viens d'arriver en France ce soir, mais ça a été très dur. 

Suite au conflit avec l'Iran, l'espace aérien au dessus du Golfe avait été fermé, puis la compagnie Etihad a repris très lentement quelques vols. Mon plan de vol de retour a été modifié. 

Le 7 mars j'avais reçu mail ce matin de mon agence, mytrip.com là où j'ai acheté en ligne mon billet : "The airline has modified the time of your flight".. et modification visible sur mon appli Etihad. J'ai au moins la chance d'avoir un retour jusqu'à Paris, mais ...

Mon nouveau vol pour Abu Dhabi, EY 403, le 11 mars 2026 décolle à 08:55 du matin de Bangkok et arrive à 12:45 à Abu Dhabi.  Et le vol d'Abu Dhabi à Paris, EY33, en connexion, n'est que le lendemain le 12 mars 2026.

Impossible de communiquer avec qui que ce soit, ce sont des messages envoyés par des robots, des mails automatiques auxquels on ne peut pas répondre. Je suis allée à l'aéroport Suvarnabhumi le dimanche pour essayer de rencontrer quelqu'un d'Etihad, il n'y a aucun staff d'Etihad ni a l'aéroport, ni en ville m'a-t-on dit. Une agence de voyage m'a dit que tous les vols étaient complets sur les jours à venir et m'a conseillé de rester sur la proposition faite par Etihad et de confirmer mon accord immédiatement. 

Aucune certitude que mon vol partira car ils annulent au dernier moment même après avoir confirmé !

Quand je suis arrivée à l'aéroport d'Abu Dhabi au check-in, on m'apprend que le vol d'Abu Dhabi à Paris avait été surbooké et que je n'avais pas de place dans l'avion. Et bien que j'aie reçu une confirmation d'Etihad par e-mail.

Et je n'étais pas la seule dans ce cas-là. Une fille à qui j'ai parlé par la suite, qui elle vivait à Abu Dhabi et se trouvait dans la même situation, m'a dit qu'on avait probablement été éliminées parce qu'on était solo. Ça m'a été confirmé par la suite, dans les cas de surbooking ce sont les voyageurs solo qui trinquent.

Les autres voyageurs qui étaient avec moi dans l'hôtel d'Abu Dhabi avaient tous eu immédiatement leur carte d'embarquement.

Etihad m’a demandé d'attendre jusqu'à la fin du check-in pour savoir s'il y aurait des places laissées vacantes. J’ai fait le "forcing" à plusieurs reprises, j'ai eu un craquage nerveux, j'ai pleuré, je leur ai dit que j'étais seule et que je ne pouvais pas rester seule à 77 ans à Abu Dhabi ! J'ai attendu. Ils m'ont mise sur une liste d'attente. 

Ils ont fini par me trouver un siège au dernier moment (peut-être à cause de mon âge ?), ce devait être la dernière place. L’avion était absolument complet.

Ça a été un siège horrible, le dernier au fond de l'avion, rang 56, avec le dossier cassé... mais là plus rien ne comptait que juste "partir"...

J’ai vécu tout ça très mal, ça a été un choc nerveux. J’avais sans cesse le besoin de pleurer, et encore pendant le vol. Jamais je n’aurais imaginé vivre un truc pareil dans ma vie ! Jamais on n'imaginait que la situation dans le Moyen Orient pourrait prendre cette tournure. Rien que le peu de temps que j'ai passé à Abu Dhabi, on a eu une alerte sécurité dans l'aéroport à l'arrivée, une le soir à 22 hres dans l'hôtel et deux autres très tôt le matin entre 4 hres et 7 hres.

Je suis rentrée mais ces moments reviennent sans cesse dans ma tête même maintenant que je suis chez moi.
Je me suis dit que c’est fini,  que je ne voyagerai plus !

Jeudi 12 mars 2026 - D'Abu Dhabi à Paris - Vol surbooké - Partir au plus vite...

Abu Dhabi - Il pleut quand on est sorti de l'hôtel pour prendre un taxi. Pas une grosse pluie, mais je suis tout étonnée, je croyais que les Emirats étaient un pays désertique... Et ce matin il fait gris et il pleut.

On est parti de l'hôtel à 10h30 en deux taxis pour l'aéroport.
Très longtemps à l'avance, le vol est toujours annoncé pour un départ à 14h20.

Le choc

Je me suis présentée au comptoir du check-in, et c'est là que l'on m'apprend que le vol d'Abu Dhabi à Paris avait été surbooké et que je n'avais pas de place dans l'avion. Et bien que j'aie reçu une confirmation d'Etihad par e-mail. L’avion avait été sur-booké et des passagers éliminés. Mes autres compagnons qui étaient avec moi avaient tous eu immédiatement leur carte d'embarquement.

On m'a dit d'attendre et de me re-présenter au check-in à partir de 13h30 (pour un vol partant à 14h20) c'est à dire d'attendre jusqu'à la fin du check-in pour savoir s'il y aurait des places laissées vacantes.

Je suis restée sur le moment dans une grande confusion, paumée.
Très vite c'est passé dans ma tête que cela voulait dire que je prenne un taxi toute seule, que je passe une nuit encore à l’hôtel mais en étant toute seule, et que je retourne à l’aéroport demain ? ou pas demain... sans être du tout certaine que j’aie une place sur un autre vol pour rentrer ! Devoir faire des allers et retours sans cesse vers l'aéroport ?

J'avais tout bien fait, j'avais confirmé mes vols, j'avais reçu la confirmation d'Etihad par mail, j'avais même une carte de fidélité Etihad Guest depuis des années. Pourquoi moi je n'avais pas de place sur ce vol ? C'est pas juste.

Mes compagnons m'ont dit qu'ils partaient vers la salle d'embarquement et m'ont lancé "courage" !.

Je n'étais pas la seule dans cette situation. Une fille à qui j'ai parlé par la suite, qui elle vivait à Abu Dhabi m'a dit qu'on avait probablement été éliminées parce qu'on était solo. Ça m'a été confirmé par la suite, dans les cas de surbooking ce sont les voyageurs solo qui trinquent.

Je n'ai pas attendu 13h30... J’ai fait le "forcing" à plusieurs reprises, j'ai eu un craquage nerveux, j'ai pleuré, je leur ai dit que j'étais seule et que je ne pouvais pas rester seule à 77 ans à Abu Dhabi !

J'ai attendu. Une femme du check-in m'a dit qu'elle s'occupait de moi. Elle est revenue pour nous proposer une place sur un vol pour Milan (il devait y avoir des sièges vacants sur ce vol !). J'ai dit non, "I don't want to go to Milan !  I don't know Milan, I have never been to Milan ! I dont speak italian ! I want to go to Paris !). La fille qui vivait à Abu Dhabi, elle et un autre gars, ont accepté d'aller à Milan au lieu de Paris.
On m'a proposé un autre vol pour Paris, qui partirait à 2 hres du matin... Et je fais quoi moi en attendant 2 hres du matin puisque l'aéroport ferme à 16 hres ? J'ai dit non. Je veux rentrer à Paris !

La femme d'Etihad est revenue et m'a demandé de lui montrer ma confirmation sur mon email, et elle a pris une photo du pdf reçu ! Elle a inscrit mon n° de PNR sur une feuille de papier où je me suis vue en 2 ème ligne, et elle est repartie à son comptoir. J'ai cru comprendre en fait qu'on me mettait sur une liste d'attente.

Puis après un moment encore, elle est revenue me rechercher.

Ils ont fini par me trouver un siège au dernier moment (est-ce peut-être à cause de mon âge ?) ce devait être la dernière place. L’avion était absolument complet.

Ils m'ont proposé alors "Do you want a wheel chair ?". J'ai dit oui tout de suite. "I cannot think" !". Et c'était vrai, j'étais dans un état de brouillard complet dans ma tête. Etre transportée en fauteuil roulant, j'ai déjà vécu ça une fois quand j'ai été rapatriée de Petra avec une jambe dans le plâtre, je savais que ça allait faciliter énormément mon trajet jusqu'à l'avion. Parce que là j'étais dans un état de craquage nerveux et je n'arrivais plus à penser.

Messages sur mon téléphone...


J'ai été accompagnée en fauteuil d'abord par un monsieur. Il a pris ma carte d'embarquement, mon passeport, c'est lui qui les a présentés aux comptoirs. Juste quand on est arrivé au security point, il m'a demandé si je pouvais me lever. Je me suis levée et j'ai déposé mon petit sac à dos et mon sac à main dans les bacs. 

Puis c'est une jeune femme qui a pris la conduite de mon fauteuil roulant. Quand je suis arrivée dans la salle d'embarquement j'ai vu ma petite bande, tous assis sur le côté, j'ai frappé des mains et je leur ai fait un grand coucou.

J'ai eu besoin d'aller aux toilettes avant de prendre l'avion, je l'ai demandé à la jeune femme. Du coup tout mon groupe m'a regardé avec des yeux écarquillés parce que je revenais sur mes pas. Je leur ai crié "je vais aux toilettes"....

Quand la jeune femme m'a laissée à l'entrée de l'avion, j'étais très émue, elle avait été tellement gentille et j'avais tellement de peine pour elle et tous ceux qui restaient à Abu Dhabi qui vont continuer à subir toutes ces alertes et ces attaques, je lui ai souhaité beaucoup de courage.

Tous les gens qu'on a rencontrés pendant ce si court séjour à Abu Dhabi ont été une gentillesse incroyable avec nous. Cela restera en moi la gentillesse et la bienveillance de tous les Emiratis que j'ai croisés, à l'hôtel, à l'aéroport. Je revois encore leurs visages. Des personnes admirables.

Je suis à bord !

Ça a été un siège horrible, le dernier au fond de l'avion, rang 56, le dernier côté gauche de l'avion, le dossier était cassé, je pouvais l'abaisser mais il ne tenait pas abaissé, j'ai été obligée de le maintenir avec mon dos pendant tout le vol.... Mais là plus rien ne comptait que juste "partir"...

Il y avait déjà un jeune homme assis au siège couloir. Moi j'avais le siège fenêtre. Un monsieur est venu aussitôt s'installer dans le siège du milieu. Lui et moi on a discuté beaucoup pendant tout le vol. Il était arrivé aussi en fauteuil roulant car il avait quelques problèmes de santé. Il m'a expliqué qu'il était Anglais, résidant à Paris depuis des années avec son épouse anglaise aussi.  Il était retraité mais il avait une société de conseil en finance et il travaillait pour la banque nationale Emirati, c'est pourquoi il faisait régulièrement des séjours à Abu Dhabi. Il m'a expliqué qu'il avait le lendemain à Paris un rendez-vous pour renouveler et prolonger sa carte de résident de 10 ans, un rendez-vous impossible à modifier, et que lui aussi s'est retrouvé sans place en arrivant au check-in. Il avait été récupéré comme moi...;

L'avion était complet, je vous l'assure, pas un seul siège non occupé.

Ça y est, on décolle !


On se dirige vers l'Arabie Saoudite. Le vol jusqu'à Paris sera beaucoup plus long, presque 8 hres, les couloirs aériens habituels ont été modifiés pour éviter bien sûr les zones dangereuses. On est parti à l'heure, on a atterri à 19h35.



On a eu assez vite à manger. j'ai choisi poulet, oui encore et encore, mais il était très bon, c'était un poulet à l'indienne, korma. J'ai aussi pris un verre de vin, le même que pour le premier tronçon, bon. Le reste du déjeuner je n'en parle pas, quelconque.



On a traversé l'Arabie Saoudite, et puis on va traverser l'Egypte par le sud du Sinaï.


Je n'ai regardé aucun film, j'était crevée, je n'ai pas dormi, j'ai juste passé le tremps à regarder où on était, combien de route encore jusqu'à Paris...

Direction l'Europe !


J'ai pu voir des tas d'îles grecques, mais je n'ai pas pu prendre de photos. C'était beau pourtant, mais ça défilait vite par le hublot. Ensuite on a suivi la côte ouest de la Grèce, et là peu à peu le ciel est devenu très nuageux.


On arrive sur la droite de l'Italie.



J'ai été émerveillée par l'image de l'aile de l'avion que je voyais par mon hublot. Est-ce qu'elle se déforme pour prendre le vent, ou est-ce un illusion d'optique depuis mon hublot ? En tout cas c'était magnifique.





On survole les montagnes des Alpes. Si j'ai un fauteuil merdique, j'ai une vue exceptionnelle par le hublot.


Vidéo






Et ensuite un coucher de soleil superbe.










Les Vidéos










Vidéo




On atterrit à Charles de Gaulle !



Je suis à Paris !!!!!!




Aéroport Charles de Gaulle

Les bagages sont arrivés très vite.

Notre regroupement à sept avait été un super soutien ! Dans de tels moments ne pas se sentir isolée...
On s'est à peine pu se dire au revoir, chacun n'avait qu'une hâte, rentrer à la maison...

J'ai pris un taxi évidemment, dans l'état où j'étais je n'allais pas prendre un RER ! 65€.

Il faisait nuit, tout à coup j'ai vu la gare de la Muette. Je n'en revenais pas, déjà là dans le 16 ème, on n'a même pas mis 40 mn.

Le taxi m'a déposée chez moi à 21 hres.

Chez moi !

Enfin chez moi ! J’ai bien dormi avec un Dornomyl, couchée à 23h, dormi très vite.

Je me suis réveillée à peu près toutes les deux heures, mais jusqu’à 7 hres. Je me suis levée à 8 hres pour un petit déjeuner très apprécié. Le frigo marche ! Je ne savais plus comment on ouvre un robinet et n’ai plus le réflexe de mettre le papier WC dans la cuvette.. Je viens d’ouvrir mon ordi, et j’avais oublié qu’il fallait que je mettre en route la box pour avoir l’Internet ! 😆

Jamais je n’aurais imaginé vivre un truc pareil dans ma vie ! Pas sûr que j'arrive à oublier, j'ai du mal à "redescendre".

Mercredi 11 mars à Jeudi 12 mars 2026 - Escale imposée à Abu Dhabi - Des alertes missiles


Arrivée à l'aéroport international Zayed d'Abu Dhabi

J'attends à la sortie de l'avion le couple français à qui j'ai parlé dans la salle d'embarquement à l'aéroport de Bangkok. J'ai un peu paniqué parce que je ne les voyais pas sortir et comme je suis pas très physionomiste je me suis dit je les ai peut-être ratés, mais non on se retrouve. Il me disent qu'ils ont connu à bord de l'avion des jeunes qui vont aussi au même hôtel et que l'on va essayer de se regrouper.

"Zayed International Airport", un nom officiellement adopté en février 2024 en hommage au fondateur des Émirats Arabes Unis, le Cheikh Zayed. Zayed International Airport. Il était connu auparavant sous le nom d'Abu Dhabi International Airport. C'est le deuxième aéroport des Émirats Arabes Unis derrière celui de Dubaï.

Aucun accueil à la sortie de l'avion, on est complètement livrés à nous-même. Heureusement que je ne suis pas seule. Enfin, j'aurais assumé, évidemment... On sait, on nous l'a expliqué, qu'on doit sortir de l'aéroport, entrer aux Émirats Arabes Unis, on ne peut pas rester en transit dans l'aéroport (on m'a dit qu'il fermait à 16 hres à cause de la situation). On se dirige vers le "bagage claim".

Contrôle de Police, on n'a pas besoin de visa pour entrer aux EAU parce que c'est en quelque sorte un visa de transit. Si on doit quitter l’aéroport, comme c'est notre cas, le visa de transit permet des séjours de deux à quatre jours (48 h/96 h) pour les passagers en correspondance. J'ai eu un tampon sur mon passeport, c'est tout. On récupère nos bagages, et on cherche comment se rendre à l'hôtel.

EAU (AUH en anglais) on n'a plus que 3 heures d'avance sur la France.

On est maintenant à sept.
Il y a le couple de seniors, de Nantes, Françoise et Roger.
Il y a un jeune couple de Versailles,  Alexia et Nicolas.
Il y a deux jeunes de Brive la Gaillarde, Dimitri et son frère.
And me.

On va au rez-de-chaussée où se trouve la sortie de l'aéroport, on explique notre situation : modification de nos vols  par la compagnie Etihad à cause du conflit, obligation de séjourner dans un hôtel...

L'hôtel a supprimé sa navette aéroport à cause des événements. Et comment on s'y rend dans notre hôtel ?
On nous dit d'aller au 3 ème étage à un comptoir qui s'appelle "Ticketing".

Première alerte de sécurité dans l'aéroport

On monte au 3 ème étage. On est en train de nous adresser au comptoir "Ticketing" quand soudainement des personnes de l'aéroport surgissent, ordonnent à tout le monde de se diriger vers une salle. Une alerte a retenti, pas très forte d'ailleurs, nous on n'a pas tout de suite compris, et le personnel nous a dit, tout le monde par là, dans cette salle... C'est une alerte de sécurité missiles. C’est la première fois que je vis cela.

Dubaï et Abu Dhabi étaient considérées auparavant comme des villes parmi les plus sûres au monde...

Les jeunes qui avaient déjà connecté leurs téléphones sur le wifi de l'aéroport ont reçu cette alerte, moi je n'avais pas encore connecté mon téléphone, je n'avais pas d'internet et je n'ai pas reçu.

Tout le monde se dirige vers cette immense salle. Une femme crie "no photo, no video" !

C'était tout calme, c'est pas comme quand on voit les films de la dernière guerre où les gens allaient courir dans les caves et entendaient le survol des avions et le bruit des bombardements.

Je pense que dès qu'un radar détecte un truc ils lancent une alerte par sécurité. On s'est juste dit, on a de la chance de ne pas nous être trouvés sur la route en taxi, car c'est qu'on cherchait à prendre un taxi pour l'hôtel...

Et ce n'est qu'à mon retour en France que j'ai lu que le 11 mars, Abu Dhabi avait été touché par une attaque de drone lors d'une vague de frappes iraniennes : "un drone a provoqué un incendie dans la zone industrielle de Ruwais, près de l'aéroport d'Abu Dhabi, entraînant la fermeture préventive de la raffinerie de Ruwais, l'une des plus grandes du monde".

Ah oui, près de l'aéroport d'Abu Dhabi... Je comprends...

"Cette attaque a été suivie par des alertes aériennes et des interceptions de drones et de missiles par les forces de défense aérienne des Émirats Arabes Unis". 

Et j'ai compris aussi par la suite pourquoi on nous interdisait de prendre des photos et vidéos. "Dans un message publié sur X, les autorités indiquent que des individus parmi lesquels plusieurs étrangers, ont été accusés d’avoir filmé des lieux liés aux événements en cours et d’avoir diffusé ces images sur les réseaux sociaux, des informations jugées inexactes, susceptibles « d’influencer l’opinion publique» et de contribuer à la propagation de rumeurs ».

Notre confinement dans cette salle a été court, 15/20mn.

On est retourné au comptoir "Ticketing", on a insisté pour avoir un transport gratuit, puisque notre hôtel avait supprimé les shuttles aéroport normalement inclues. Le gars a téléphoné à son boss, et nous a dit, pas de prise en charge, il faut qu'on prenne des taxis, au rez de chaussée, tout est à notre charge.

Bon, les taxis n'ont pas été trop chers, 18 AED de mémoire (dirham des UAE) = moins de 5 €. On était à plusieurs, ça faisait presque rien chacun. On a dû prendre deux taxis car ils ne contenaient que six passagers. On a traversé des étendues vides. Ce qui me frappe c'est le silence. L'hôtel est à 5 minutes de taxi de l'aéroport. C'est pas pour rien qu'il se nomme "Premier Inn Abu Dhabi Airport Business Park"...

A l'hôtel Premier Inn



Dès qu'on est arrivé, Alexia a eu la bonne idée de créer un groupe Whats'App, avec nous sept, "Les français !".
Comme cela on communique tous ensemble.

Je dois payer avec ma carte Visa, 67,52 €. J'avais choisi sur Booking un paiement à l'arrivée à l'hôtel. 265,52 AED... Combien est un AED... 0,25 €. ?.. On s'est dit qu'il faut diviser par quatre et que c'est un peu plus... Mais comme on paie avec la carte on ne réalise pas combien on paie, et comme on sait que tout est à notre charge... On n'a pas eu de problème de devise ici car tout se paye avec les cartes de crédit, même les taxis.


On me donne la chambre 460, au 4 ème étage. On est tous au 4 ème et au 5 ème.


Dans l'ascenseur.


Mais pas de piscine (j'avais reçu dans le mail de l'hôtel "Please note, our swimming pool is closed and airport shuttle service is suspended until further notice". Evidemment, vu les attaques de drones et de missiles...
Et puis il ne fait pas très chaud. Je ne m'attendais pas à ça dans un pays que je croyais être que du désert...

Ma chambre
Voilà ma chambre. Très grande. Le confort d'un hôtel d'aéroport.





Ah cette douche elle me donnera du fil à retordre !


Et la vue depuis ma chambre : vue sur l'aéroport.



On est vraiment proche de l'aéroport, je vois la tour de contrôle que j'aimais tant
quand je faisais autrefois ce même transit par Abu Dhabi pour aller à Bangkok.



Je me caille dans ma chambre

La clim indique 22° ! Et ce n'est pas une télécommande comme on a l'habitude, là c'est un
boitier collé sur le mur ! Je touche à tout, j'essaye de la mettre à 30°...
Ce soir, je déciderai carrément de fermer la clim.
Il fait froid à Abu Dhabi, étonnant, mais oui, on est encore en hiver... A Bangkok j'avais 36°...


Je suis juste sortie devant la porte de l'hôtel, pour sentir la température, voir le paysage...
Bon le paysage... Le ciel est bien gris.
Ce qui me frappe c'est le calme. On est pourtant à deux pas des pistes de l'aéroport, et pas
un avion, et pas un bruit autour de l'hôtel.


J'ai rencontré dans le lounge deux couples qui eux étaient arrivés de Phuket, avec connexion à Abu Dhabi pour Paris, même vol que nous. Ils jouaient aux cartes. Je suis restée un moment à discuter avec eux. L'un d'entre eux m'a dit que les appels en vidéo de WhatsApp ne passaient pas, à cause de la protection des radars qui détectent les missiles, mais je me suis rendue compte ensuite que les appels téléphoniques ne passaient plus non plus par WhatsApp.

La nuit est tombée



Diner au restaurant de l'hôtel

Nicolas: Hello, je sais pas vous mais la faim se fait ressentir. Vous voulez qu’on mange ensemble ?
Dimitri: Je suis chaud de mon côté si vous voulez
Joce: oui, je suis dans ma chambre et je commence a sentir une petite faim.
Dimitri: Pour quelle heure ? 19h
Alexia : Yes parfait
Joce: ok
Dimitri: @⁨Roger⁩ ? 
Roger: Yes ok Pour nous 😂 
Dimitri: Ça marche

Si la piscine est fermée, le restaurant est ouvert, le mail reçu de l'hôtel indiquait « During your stay, you can enjoy breakfast, lunch or dinner at Nuevo, our family-friendly restaurant ».

L'ambiance est super. On ne pense pas du tout au danger, aux difficultés, on est tous ensemble, on passe un super moment à ce dîner, et les Émiratis de l'hôtel ont tous été adorables.

Souvenir d'Abu Dhabi



J'ai pris des pâtes... J'avais besoin de quelque chose de consistant.
Des penne à l'harissa, mais on me les a cuisinées spécialement pas trop spicy.
Avec une bière Tiger. Bon, mais pas très copieux. 19,71 €. J'ai payé avec ma carte Visa.


On n'a pas fait long feu après ce dîner.
Je suis très fatiguée, je lutte pour ne pas m'endormir, levée à 3h45...

A 22 hres, une alerte missiles depuis ma chambre

A 22 heures... Communication de groupe par WhatsApp...

Alexia : Vous avez reçu l’alerte ?
Dimitri: Oui. J'ai fermé le rideau, c'est l'heure de dormir pas de lancer des engins explosifs, ils sont fous
Roger: Oui reçu
Joce: j'ai reçu l'alerte à l'instant. J'ai envie de dormir !!!

Un Dornomyl et je me suis endormie...

Encore deux alertes ce matin
J'ai été réveillée encore ce jeudi matin par des alertes sur mon téléphone qui était posé à côté de mon lit.
A 5 hres et à 7 hres. Ça fait une petite fréquence aiguë dans le téléphone et ça réveille.


Sur l’écran, une alerte de la sécurité civile s'affiche et prévient tout le monde grâce aux téléphones mobiles, même si l'appareil est en mode vibreur, recommandant des mesures de sécurité comme se mettre à l’abri et s'éloigner des fenêtres, descendre dans un parking souterrain, si l'on peut... (Il n'y a pas d'infrastructures dédiées à Abu Dhabi, pas d'abris comme en Israël).


Et ensuite apparaît sur l'écran du téléphone ça... C'est fini.


Jeudi 12 mars 2026
Il fait pas chaud ce matin !



De ma fenêtre à 7 hres du matin.



Pas chaud dehors ! Je croyais être dans un pays désertique...
Mais il paraît qu'on est encore en hiver.


Mais est-ce que je vais devoir prendre une douche froide... !!!
Je comprends rien du tout à ces robinets, j'ai jamais eu des robinets comme ça.


Et puis j'ai vu cette affiche collée à gauche des robinets. J'ai essayé de comprendre le système.
Il y a un petit bouton en dessous des robinets (sur la photo il se retrouve au-dessus), qu'il faut presser pour
régler la température de l'eau sur le robinet de gauche, et la puissance de l'eau sur le robinet de droite.

Petit déjeuner

Moi j'avais dit aux autres que je ne prendrai pas de petit déjeuner en bas puisque j'ai de quoi me préparer mon café (et il y a une bouilloire) et que j'avais emporté des gâteaux depuis Bangkok. Je l'ai pris très tôt, à 7 hres, puisque je me suis levée très tôt...

Et puis je me suis dit que je n'allais pas tenir jusqu'à l'envol pour pouvoir manger un vrai repas chaud, et que depuis 7 hres du matin j'allais crever la dalle si je ne mangeais que quelque chose de plus copieux. J'ai donc décidé de rejoindre les autres dans la salle de restaurant et de me payer le petit déjeuner buffet.

Prix : 14,61€. Et pas terrible. Café dégueulasse, du genre très costaud, heureusement que j'en avais pris deux à mon réveil dans ma chambre avec mes sticks de Nescafé. Des fruits, des oeufs brouillés ou durs, beaucoup de plats de poulet ou agneau avec du riz, des céréales, des dates, et des gâteaux... froids. Je n'ai pas mangé grand chose.

Françoise me dit qu'ils ont été réveillés par des détonations très fortes à 4 hres du matin. Elle me dit n'avoir jamais entendu un bruit si fort de sa vie. Et moi je n'ai rien entendu. J'avais pris un Dornomyl le soir pour dormir, peut-être que j'étais dans un sommeil très profond, mais je n'ai rien entendu à 4 hres. J'ai entendu la première alerte, ça a dû être un peu avant 5 hres. J'ai regardé l'heure mais j'étais complètement endormie et je ne m'en souviens plus. Que voulez-vous je dormais, je ne me suis pas affolée, on s'habitue !

Taxis vers l'aéroport

Le vol est à 14h20. On part à 10h30 avec deux taxis qui étaient à côté de l'hôtel.
J'ai lu qu'hier il y avait eu dans l'après midi des débris qui sont tombés, et ce même vol de 14h20 il est parti je crois avec du retard. La question, c'est déjà : est-ce qu'il va partir !