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Ce blog est un récit, le carnet de route de mes voyages en Asie du Sud-Est. J'y raconte ma vie en voyage, mes rencontres, mes émotions. Je ne prétends pas donner des conseils aux voyageurs, il y a pléthore de ces blogs-là sur le web. C'est mon journal de bord, j'observe, je note, j'écris surtout pour ne pas oublier.

Cela me fait tellement plaisir de savoir que vous me lisez, de recevoir vos commentaires ou un petit mot gentil. Pour que l'on puisse communiquer quand je suis en cours de voyage, m'écrire en me laissant un commentaire c’est le moyen le plus simple et le plus rapide. Et même une fois rentrée cela me fait toujours plaisir, car ce blog me tient à cœur et me demande beaucoup de temps et de travail.

samedi 13 décembre 2025

Samedi 13 décembre 2025 - Mais où vais-je aller ?

Samedi 13 Janvier 2026

Dans un mois exactement, je serai en partance pour Bangkok et, je n'ai toujours rien de programmé. D'avoir réussi à acheter mon billet d'avion relativement assez tôt, c'était bien, mais cela a fait que je voyais tellement de temps devant moi que j'ai glandé sur l'internet, à faire des recherches, à imaginer tel ou tel trajet, telle ou telle découverte de nouveaux lieux. 

Et sans arrêt à me casser le nez sur d'éventuels itinéraires que en fin de compte je n'arriverai pas à faire, parce que ce sont des endroits inaccessibles par les transports en commun, ou très compliqués. Un exemple : je ne me vois pas arriver dans une gare routière à 2h du matin toute seule dans une ville où je n'ai jamais mis les pieds ! Le fait de voyager seule et surtout de ne pas avoir de moyen de transport autonome me bloque énormément.


Déjà je laisse tomber toute une partie qui est vers le nord-est et le sud-est, toute la partie qui longe la frontière avec le Cambodge puisque le conflit armé entre la Thaïlande et le Cambodge est loin d'être terminé. J'ai donc laissé tomber toute la partie des îles en dessous de Trat, Koh Chang, Koh Kood, et même Chanthaburi, une ville que j'avais pourtant envie de visiter depuis l'année dernière.
Provinces frontalières à éviter :
Sa Kaeo (zone frontalière d’Aranyaprathet/Poipet)
Buri Ram (districts frontaliers du sud) – parc historique de Phanom Rung fermé)
Si Sa Ket (district de Kantharalak) – temple de Khao Phra Wihan/Preah Vihear fermé)
Surin (districts du sud) – temple de Ta Muen Thom inaccessible)
Ubon Ratchathani (zones frontalières orientales), y compris le "Triangle d’émeraude"
Chanthaburi (zones frontalières près de Pailin au Cambodge)
Trat (zones adjacentes à la province cambodgienne de Koh Kong)

Tous les postes-frontières entre la Thaïlande et le Cambodge sont fermés
depuis fin juin 2025 en raison du conflit.

A voir si je vais passer une semaine sur Koh Samet. Pourquoi ? Parce que je n'y suis jamais allée. C'est un projet que j'avais aussi déjà l'année dernière et que j'ai laissé tomber parce qu'une voyageuse solo sur Facebook m'en a dissuadé. Elle m'a raconté que c'était pas une île pour voyager solo, "personne ne te parle, il n'y a que des couples" etc. etc. Et aussi parce que je n'avais pas trouvé de logement à un prix dans mon budget. Situation d'ailleurs qui s'est répétée également pour me projeter vers d'autres îles. Et l'hiver dernier... je ne suis allée dans aucune île.

J'ai enquêté sur une région où j'étais passée, certes, il y a longtemps, mais à toute vitesse il y a des années, ce qu'on appelle officiellement la plaine centrale. Il y a plusieurs sites archéologiques que peu de visiteurs visitent, des villes provinciales... Mais quand j'ai mis mon nez sur les "comment aller de"... "à"... j'ai dû baisser les bras. Les sites archéologiques sont très dispersés, et atteignables que par moto ou affrètement de transport privé.

L'année dernière j'ai rencontré un voyageur qui m'a dit qu'il était retourné à Ayuthaya quatre jours et qu'il avait bien aimé y être retourné. Comme j'ai toujours besoin d'un certain temps de réactivité, c'est seulement cette année que je me suis dit pourquoi pas, il y a tellement longtemps que j'ai visité Ayuthaya, même si j'y suis passée deux fois ça a été toujours au pas de course. Un de mes anciens coéquipiers, lui aussi il y avait séjourné, une semaine. Je me suis dit que peut-être ce pourrait être intéressant d'y retourner.

Les cascades, les forêts, c'est pas ce que j'aime. J'aime pouvoir visiter des sites architecturaux, et me prélasser sur la plage (à condition qu'il n'y ait pas de sand-flies, le grand fléau de la Thaïlande maintenant).

J'ai surtout envie de rencontrer d'autres voyageurs, donc je ne vais pas aller dans des villes inaccessibles et non fréquentées par les voyageurs occidentaux, même si j'aurais bien aimé, car je me retrouverai absolument seule.  Dans ce genre d'endroit les Thaïs ne parlent pas et ne comprennent pas l'Anglais, et on n'arrive pas à avoir des informations. Et j'ai déjà vécu ça... c'est dur.

Je suis encore à Paris et j'essaye de me projeter. Raz le bol de vivre dans la grisaille je préfère encore partir, j'ai mon billet maintenant il faut sauter ! Ce ne sera pas un "grand" voyage, mais cela me fera passer un grand morceau d'hiver au chaud. Je sais pourquoi quand je suis en Thaïlande je trouve souvent que je n'en vois pas le bout, c'est parce qu'en Thaïlande les jours sont très longs, alors qu'en hiver à Paris les jours sont tellement courts qu'on ne les voit pas passer. On ne voit que la grisaille. 

Je commence à faire des réservations

Je ne réserve que d'étape en étape, mais je tiens à réserver mes deux premières étapes au moins, parce qu'à l'arrivée je suis H.S. et je reste peu de jours à Bangkok alors je dois savoir où je vais aller ensuite.

J'ai commencé par regarder mes hôtels habituels à Khao San et franchement je n'ai rien trouvé. Alors j'ai laissé de côté et je me suis dit que ma première étape pourrait être à Ayuthaya, un endroit calme, pas éloigné en transport, et j'ai commencé à chercher.

Fausse route

C'est vraiment pas cher les logements à Ayuthaya, j'ai essayé de comprendre la disposition de la ville, être le plus proche du parc historique, des commerces des restaurants, et j'ai fini par faire un choix. J'ai booké sur Booking.com. Ça me coûtait 15 € la nuit ! Quelle économie !

Et puis j'ai pris le temps d'analyser la ville sur des cartes. Je me suis rendue compte que la guest-house que j'avais réservée avait son entrée sur la plus grande avenue passante en circulation automobile, celle qui longe le parc historique. J'ai même vu une vidéo.... oh là la !!! Sur l'Internet je lisais bien dans les avis que cette guesthouse était calme mais je ne pouvais pas le croire car je sais trop bien ce que c'est quand on est proche d'une avenue à fort trafic comme ça dans une ville de province. Je me suis dit "c'est pas possible je ne peux pas aller là !".

Je n'ai pas annulé immédiatement, j'ai cherché d'autres logements. J'ai regardé de nombreuses photos sur Internet et je voyais que les rues principales qui sont bordées par un énorme nombre d'hôtels, ce sont des grandes avenues à circulation automobile. Moi qui rêvais d'une petite ville dans la nature avec de la végétation... Et j'ai relu ce que j'avais écrit sur mon blog la première fois que je suis allée à Ayuthaya. Entre parenthèses j'étais dans une guesthouse charmante qui avait coûté évidemment pas cher à l'époque et qui est passée aujourd'hui à presque 40 €. Et j'avais écrit "Par contre la ville d' Ayuthaya est sans intérêt, immense, sans charme, sans verdure, à fuir !".

Voilà tout était dit, c'est moi qui l'avais écrit, donc je faisais fausse route, Ayuthaya ne correspondait pas à ce que je cherchais. Le parc historique je l'ai déjà visité deux fois, et je cherchais plutôt une ville pour me reposer et pour traîner tranquillement.

Un baht trop fort

Le baht a atteint son plus haut niveau face au dollar se rapprochant du seuil symbolique de 30 bahts pour un dollar. Je lis que c'est la flambée des cours de l’or qui a propulsé le baht vers ses plus hauts niveaux depuis 4/5 ans. Avec une hausse de plus de 10 % en 2025, le baht est devenu la monnaie la plus performante de la région sud-asiatique en 2025. Cette hausse spectaculaire inquiète même la Banque centrale de Thaïlande qui peine à le freiner sans fragiliser davantage l’économie. Le baht est jugé en ce moment surévalué, il menace la compétitivité de la Thaïlande face à ses rivaux régionaux, du Japon au Vietnam.  

La Thaïlande vise 39 millions de touristes en 2026, et l’envolée du baht menace. Un exemple, le chiffre d’affaires total de Thai Airways et de ses filiales connaît une baisse de 3,1 % par rapport à la même période l’année dernière, en raison de la baisse des rendements passagers et du fret, dans un contexte de concurrence accrue sur les prix et de ce renforcement du baht.
 
La chute du tourisme devrait freiner la hausse du baht thaïlandais.... dit-on...... Mais pour l'instant rien ne bouge, au contraire ça ne fait que descendre.

Le risque politique devrait également peser sur les marchés à l’approche des élections. Le premier ministre Anutin Charnvirakul a dissout l'Assemblée et appelé à de nouvelles élections législatives (enfin, exactement en Thaïlande, le pouvoir de dissoudre le Parlement relève du roi, et le roi a approuvé la requête du Premier ministre). Elles se tiendront le 8 Février 2026. Je serai là-bas...

Je croise les doigts pour que l'euro reprenne une valeur un peu meilleure au fur et à mesure des jours en janvier et février. Car en décembre 1 euro = 36,65 bahts, et 1 dollar US = 31,08 bahts.
 
Informations tirées de ce super site en français, super car il donne des informations et tous les jours surtout. 

Je vois bien en faisant mes recherches sur Internet que les hôtels ont énormément augmenté par rapport à mon dernier voyage de l'hiver dernier, et même là où même j’avais l’habitude d’aller, au lieu d’hôtels à 20 € je les trouve à 24 €. J'ai regardé sur la grande majorité des îles je ne trouve que des bungalows à 27 € et c'est pas du luxe. C'est sûr que voyager avec des hôtels à 25/27 € quand on est deux c'est donné, mais quand on est solo comme moi ça pèse lourd sur deux mois, et en plus c'est que je suis sans enthousiasme pour un voyage qui ne m'attire pas tant que ça du tout. Si je n'avais pas acheté mon billet d'avion déjà, je crois que j'aurais abandonné l'idée de faire ce voyage.

Koh Samet

Ma deuxième option pour après Bangkok, une fois avoir abandonné l'idée d'Ayuthaya, c'est cette envie qui m'est revenue d'un coup, je veux aller vite à la mer !.  Alors je reprends mon plan Koh Samet. Je n'y suis jamais allée, je suis curieuse quand même d'y mettre les pieds une fois, de me faire ma propre opinion. J'en ai vu des îles ! Et c'est une des rares îles où je n'ai jamais été. Et les avis, ne sont pas si mauvais que je pouvais le penser avant.

Je regarde des vidéos youtube, je regarde les hôtels sur les plateformes. C'est très cher évidemment comme toutes les îles maintenant qui sont devenues  toutes très chères. 

C'est une île très petite (13 km²) avec une succession de plages. Je me dis que n'étant pas motorisée je dois me coincer au centre du village mais surtout pas dans la rue principale où il y a les 7/11 et... des bars... et où ça sera très, très bruyant. Et voilà que je tombe, c'est toujours comme ça le coup de chance, sur Booking sur un guesthouse dans un soi (réputé pour être "calme"), un tarif (27,5€) je ne peux pas dire qui est dans mon budget mais que j'ai accepté de relever parce que c'est une île que j'ai envie de tester, il m'en reste si peu que je ne connais pas en Thaïlande.

Et voilà j'ai booké. J'ai juste réduit le nombre de nuits j'y passerai six nuits seulement à cause du prix. Et je me dis que cela me permettra de voir si j'ai un feeling ou pas pour cette île, et éventuellement arpenter les rues à la recherche d'autres logements peut-être moins chers en direct, à voir si je veux prolonger. Je veux être élastique à Koh Samet.

Par sécurité comme je ne sais pas ce que je vais faire... j'ai booké trois nuits ensuite au port d'embarquement sur le continent, qui s'appelle Ban Phé, qui est un village, mais avec des infrastructures, des commerces, une plage de ville évidemment moins belle que sur l'île (les autres sont trop éloignées pour moi à pied),  et me poser un petit peu là, quelques jours, avant de retourner sur Bangkok pour monter la suite, car je suis obligée de repasser par Bangkok pour aller ensuite vers le Sud. Je suis en cul-de-sac, au bout de ce que je peux faire dans ce sens-là vu que la partie plus à l'Est est en ce moment très déconseillée officiellement à cause du conflit avec le Cambodge.

Bangkok

Oui mais je n'ai toujours pas d'hôtel à Bangkok pour mon arrivée !
Je décide d'envoyer un mail (puisque je possède l'adresse mail) à l'hôtel où j'ai séjourné l'hiver dernier, mais avec lequel j'ai toujours ce gros problème c'est qu'il ne communique jamais, il ne répond jamais. J'ai envoyé mon mail, j'ai attendu. Aucune réponse malgré des relances.

Alors j'ai pris une solution de secours j'ai recherché sur Booking, et franchement j'avais pas beaucoup de choix. J'ai fini par booker au New Siam 3, cette chambre que je connais bien si petite et sombre avec une fenêtre qui donne sur rien du tout,  (sans parler de l'escalier à monter, si dur, il y a 5 étages en tout...) mais il y avait de la dispo à mes dates et même un tarif spécial pour une chambre occupée par un occupant adulte solo à 21 €. C'est la première fois que je vois ça. D'ailleurs je leur ai envoyé un mail pour leur demander si la chambre était la même que les chambres occupées par deux personnes et ils m'ont répondu, eux très vite, le lendemain : « I can assure you that the room dimensions remain the same regardless of occupancy, so you will have the same comfort as if it were occupied by two adults. The lower rate for single occupancy is a common practice to accommodate solo travelers, and it does not affect the quality or comfort of the room ».

C'est sympa, déjà d'avoir répondu ! c'est bien la première fois que je vois un tarif d'hôtel différent si on est seul ou à deux à occuper une double room standard ! En Thaïlande je ne l'avais jamais vu. C'est vrai qu'au New Siam 3 j'ai le souvenir que l'accueil à la réception était pas mal. Et surtout bien différent du New Siam 2 que je fuis maintenant et qui est devenu un hôtel à un tarif de dingue et avec un personnel à la réception très désagréable.

Pendant ce temps là toujours aucune réponse mail de mon hôtel de l'année dernière...  Alors je conserve mon booking au New Siam 3. C'est le seul que je suis arrivée à trouver à un prix intéressant.

Fin décembre, j'en suis là

J'ai enquêté sur une éventualité d'aller, de retourner, dans une île au large de Chumphon ou Surat Thani, parce que je ne veux pas descendre trop de kilomètres. Mais quand j'ai regardé le prix des logements, c'était effarant ! Dans les îles maintenant il faut soit dormir en dortoir dans les auberges de jeunesse (ah oui, ça il y en a pas mal !) soit mettre 40 €...  alors en solo... Non.

Donc il me reste le mois de février à remplir, je pense le partager entre Hua Hin et Bankrut, je ne sais pas encore dans quel sens. Et même à Hua Hin, l'hôtel où j'étais il est passé à 23 €, et en plus il n'a pratiquement pas de disponibilité en continu au mois de février, alors je l'ai dans le baba. Je ne vais pas retourner à Prachuap, j'en ai eu ma dose l'hiver dernier (presque 3 semaines...), je connais trop, chaque recoin de cette ville, et je suis trop piquée par les sand-flies à Ao Manao, alors si c'est pour ne pas aller à la plage, c'est sans intérêt.

Ok autrefois je cherchais plutôt l'authenticité, mais maintenant je n'ai envie que de séjourner et de vivre le quotidien. Visiter des coins reculés seule j'en ai marre, ça a été trop dur dans le passé. Et je n'ai pas la pêche parce qu'au moins l'hiver dernier j'avais marqué deux rendez-vous avant de partir avec des autres voyageurs mais cette année je n'ai trouvé personne. Je me vois être complètement seule tout ce temps.

En fait au fond ce que je cherche c'est un endroit où je pourrais me poser pendant un mois l'hiver, peut être dans le futur. Mais je n'y arrive toujours pas. Huit jours, dix jours, pour moi c'est bien, je me connais au bout de 8 jours dans un même lieu je commence à tourner en rond, j'ai envie de voir autre chose. Même si ce n'est qu'une autre plage où mes activités seraient les mêmes activités mer. Où ce serait calme mais où il y aurait du monde, et pas des gens qui ne vous parlent pas, ni ne vous proposent pas de les rejoindre pour dîner comme ceux que je croise trop souvent. Trouver l'hôtel et l'endroit où je pourrais rester une longue durée, ça je n'ai toujours pas trouvé, c'est pour ça que je visite autant d'hôtels dans les villes où je m'arrête.

Neige-verglas à Paris

Lundi 5 Janvier / Mercredi 7 Janvier 2026
Il neige sur Paris depuis lundi après-midi ! Vigilance orange froid, neige et verglas à Paris depuis deux jours ! Bus interdits de rouler, camions interdits, et le plus ennuyeux... une centaine de vols annulés ce mercredi matin à CDG. Même chez moi qui suis en plein Paris, c'est tout blanc.

Il semble que ça va se transformer en pluie dans les jours prochains, c'est pas drôle non plus de rouler ma valise sous la pluie, mais vaut mieux. 

Heureusement que je ne partais pas cette semaine. Et j'imaginais, si j'avais dû partir ces jours-ci, comment aurais-je fait ! Les bus ne circulent pas, et je prends le bus Ratp pour aller à CDG. Et pour moi le RER c'est trop galère en parcours. Il restait peut-être le taxi, et, les embouteillages causés par la neige...

Les jours passent tellement vite, j'ai tellement de choses à faire...

Début janvier une bonne nouvelle

Et voilà qu'en janvier une voyageuse a répondu à mon post sur un forum. On n'a pas les mêmes dates de voyage, elle est déjà bien en cours depuis décembre, elle est en train de remonter la côte jusqu'à Bangkok puisqu'elle quitte la Thaïlande le 3 février. Mais on échange et elle m'a communiqué une bonne nouvelle, c'est que là où elle est, côte sud de Bangkok, ni les Thaïlandais ni les touristes ne portent le deuil, ceux qui sont en vêtements noirs c’est par goût personnel, m'écrit-elle.

Oh le soulagement ! Je viens de retirer ces t-shirts gris, tristes, et le pantalon noir (que j'aurais très peu porté de toute façon puisque je vis en bermuda, et mon bermuda il est noir !). Et oui je vais quand même emporter mon t-shirt rose vermillon flashy que j'aime tant, que je portais l'hiver dernier (et qui est sur la photo de mon profil).

On a échangé et on a décidé de se retrouver à Bangkok. Monique est de Toulon, et on a déjà  échangé dans le passé sans que nos voyages n'aient réussi à se concrétiser. Elle arrive à Bangkok le lundi, moi mercredi soir, nos hôtels sans être côte à côte sont assez proches dans Khao San pour qu’on puisse se retrouver facilement. Ensuite elle a décidé de venir avec moi à Koh Samet. Là encore nos hôtels sont assez proches. C'est que moi j'avais réservé mes hôtels bien avant de la connaître. 

Qu’est-ce que je suis contente de savoir qu’à l’arrivée je ne serai pas toute seule. Après je serai seule, mais pour démarrer ça fait du bien au moral.

mardi 25 novembre 2025

Mardi 25 novembre 2025 - Et voilà j'ai mon billet d'avion

Comme tous les ans à l'automne je pense : mais où vais-je aller cet hiver pour fuir le climat parisien ?
Novembre a pointé le bout de son nez, et avec lui, le temps maussade qui s’est installé depuis une semaine.
Les températures chutent, flirtant avec le négatif. J'ai froid dans mon appartement, la copropriété ne me chauffe pas assez voulant faire des économies en respectant les normes européennes de température dans les locaux d'habitation… Et je me suis déjà payé un rhume qui a duré une semaine et demie.

Voyager seule devient de plus en plus pesant pour moi. Alors tous les jours je jette un coup d'œil sur les forums de compagnons de voyage. J’ai l’impression que plus personne ne voyage. On dirait que les gens qui postent à la recherche de co-équipiers et même les retraités, cherchent surtout pour des aventures à la dure en 4x4 ou en camping-car, ou pour des treks, des ascensions de montagnes...

Moi maintenant en voyage j’ai adopté le mode farniente. L’hiver dernier en 2025 j’ai préféré en Thaïlande faire des séjours, dans plusieurs villes, en vivant comme chez moi en France. J’avais chaud et j’avais la mer. La Thaïlande je connais, je l'ai parcourue toutes ces dernières années dans tous les sens, j’ai pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait, j’ai peur de m’ennuyer. Et puis, il y a aussi le coût du voyage quand on voyage solo,  et ça a tellement augmenté. Le Baht s’est renforcé, ce qui a entraîné une hausse des tarifs des hôtels et des avions. Alors comment fuir l'hiver, où aller ?

Trop de Thaïlande 
 
Je ne me voyais pas retourner en Thailande pour plein de raisons. J'ai encore en tête tous les endroits où je suis allée l'année dernière, tous les moments que j'ai vécus, de même que l'année précédente. Ce n'est plus un plaisir d'y retourner, trop trop trop. 

- La mer que j'adore, je ne m’y baigne plus !  Il y a des sand-flies sur les plages et des méduses dans l'eau.
- La météo : vent, pluie,  de janvier à février, et la mer peut être très agitée. 

Au nord : il fait trop froid pour moi 
A l’Est : il y a la guerre entre Thaïlande et Cambodge
Au Sud où la population est  très musulmane, il y a  le Ramadan qui commence le 17 février...

Mais j'ai quand même commencé depuis septembre à regarder les offres de vols pour Bangkok, juste au cas où, car la Thaïlande c'est le seul pays où je me sens capable de voyager seule. Et non, les vols que ja trouve ça ne me satisfait pas. Même les compagnies les plus abordables de l’hiver dernier ont augmenté leurs tarifs de 100 €, les horaires ne me conviennent pas, les compagnies non plus (et croyez-moi, j’en ai testé pas mal pour aller à Bangkok !). Je ne veux plus les galères. Des vols épuisants je ne peux plus. Pour moi, la Thaïlande ne vaut pas 800 € ou 1000 €. Je ne suis pas d'accord pour dépenser autant pour un pays que... je connais par cœur.

Et fin novembre un événement est venu compliquer la donne et rendre mon retour en Thaïlande encore plus improbable.

Le deuil instauré en Thaïlande

Ça a été je dois dire la raison principale qui m'a empêchée de me projeter à nouveau vers la Thaïlande.
« La Thaïlande est entrée dans une période de deuil national à la suite du décès, le 24 octobre 2025 de Sa Majesté la Reine Mère Sirikit, mère du roi Maha Vajiralongkorn (Rama X) ».


Photos d'Internet

J'aimais beaucoup la reine Sirikit, je suis très triste qu'elle soit décédée, mais c'est que la Thaïlande a proclamé un deuil d'un an pour les fonctionnaires, et de 90 jours pour le public (et ça inclut les touristes étrangers).

Il faut que j'explique que j'ai porté le deuil à l'âge de 15 ans pendant un an, j'allais au lycée habillée de noir, et depuis, le noir c’est une couleur qui me met dans un état physique et moral insupportable. Je ne peux pas évoluer dans un monde habillé en noir ! Je ne peux pas m'imaginer partir en voyage en étant entourée de gens en noir ! Trop éprouvant pour moi.

J’ai déjà vécu ça une fois à Bangkok, un seul jour. C'était début janvier 2008, la sœur du roi Bhumibol, la princesse Galyani Vadhana venait de mourir, à 84 ans. La Thaïlande avait ordonné un deuil national de 15 jours. L’atmosphère était vraiment oppressante, tout le monde était vêtu de noir. Il y avait même des stands dans la rue où l'on vendait des vêtements noirs. A mon hôtel on nous avait conseillé, nous en tant que touristes, de porter des t-shirts blancs ou noirs dans la rue. Je n'avais rien de noir ni de blanc, je ne pars jamais en Thaïlande avec ces couleurs là.
Photos prises le 9 Janvier 2008 par moi

Le peuple thaï adorait sa reine et cette fois-ci c'est pas 15 jours de deuil, mais un an !
Et en regardant des photos du moment sur Internet, je vois que tout le monde est en noir !
A l'aéroport de Suvarnabhumi  - Images d'Internet

Non je ne veux pas m'habiller en noir et blanc. Il m'arrive de porter un pantalon noir, en hiver, mais pas des t-shirts, pas du noir près du visage. J’adore les couleurs vives et tout ce que je porte est de couleur flashy. Il est écrit d'éviter le rose par respect pour le roi... mais je porte toujours des t-shirts roses en Thaïlande... J'adore. Le jaune aussi d'ailleurs, et c'est la couleur du roi... Quand je pars en voyage au soleil, c'est pour oublier la grisaille de Paris, de pouvoir enfin ressortir mes vêtements d’été et des couleurs qui me mettent en valeur, et me remonter mon moral à moi.

J'ai tourné, tourné le problème, j'ai réfléchi beaucoup et j'en ai conclu que cela ne m'était pas possible de retourner en Thaïlande cet hiver. C'était vraiment la raison première qui m'empêchait de me projeter sur un nouveau voyage en Thaïlande.
  
Je serais bien allée ailleurs, mais je suis toute seule et je ne vois pas un autre pays où je pourrais passer deux mois toute seule. Faute de trouver des compagnons de voyage sur les forums, j'ai eu beau chercher, je n’arrive pas du tout à trouver une autre destination où il me serait possible de passer deux mois seule, pas cher, et avec du 30° ! 

Et voilà, je retourne en Thaïlande !

Mardi 25 novembre 2025

Et comme souvent, coup de tête, à force d’écrire à tout le monde que j’avais pas le moral, je me suis remise à re-jeter un coup d'œil sur les sites de réservation de vols en ligne. Et là, surprise ! En ce 25 novembre j’ai trouvé le vol parfait : prix, horaires, compagnie aérienne, tout était au top ! J’ai donc décidé de m’adapter aux dates trouvées en faisant bien attention de ne pas aller au delà des 60 jours autorisés sans le visa. J’ai très vite craqué et acheté mon billet d’avion ! Etihad,  643,18 €.

Comment j'ai trouvé ? Eh bien cette fois-ci par Google Flights, et une fois que j'ai trouvé le bon plan de vol, je suis allée sur l'agence en ligne Mytrip.com parce que mon vol de l'hiver précédent je l'avais acheté sur cette plateforme, j'avais été très contente de la facilité du contact client, et tout avait bien marché.  (Attention, ce n'est pas la plateforme MyTrip qui est, elle, basée à Singapour). Cette fois-ci, pareil, tout a bien fonctionné et très vite. Autrefois j'achetais directement chez les compagnies d'aviation, ce qui est conseillé, mais depuis ces dernières années il y a trop d'énormes différences de tarifs entre les sites directs des compagnies et les sites des agences intermédiaires.

Honnêtement, je n’étais pas très motivée de retourner en Thaïlande, mais l’idée de passer tout l’hiver à Paris me semblait pas possible. Alors là j’ai trouvé ce vol qui me paraît parfait. Mais je vais être claire, ce sera d'avantage un refuge qu'un voyage.

Mon vol 
Etihad - 13 janvier/11 mars.

643,18 € c'est un super prix malgré la hausse des tarifs avions de cette année. Dans mes recherches depuis septembre je m’attendais à devoir payer entre 700 et 780 €. Dans ce tarif il faut compter les 70 € que j'ai dû acheter en option supplémentaire parce que j'enregistre un bagage en soute, car Etihad maintenant propose ses vols avec un tarif brut, un bagage cabine de 7 kg, même sur les longs courriers !.

L'hiver dernier j'avais payé 586,99 € pour Air India, donc ce n’est qu’une différence de 56 €. 
 
J'ai des horaires corrects, et des transits corrects 2h45 et 2h, une compagnie correcte (j’ai même une carte de fidélité, ancienne). Je réalise que j'ai trouvé mon billet d'avion un petit peu plus tôt que l'année dernière puisque l'année dernière je l'avais trouvé un 14 décembre pour partir à la même date en janvier.

Même si je ne suis pas particulièrement enthousiaste pour le moment à l’idée de retourner en Thaïlande,  je n'ai envie que d'une chose, être à la chaleur, avoir le soleil si possible, et m'étendre sur une plage. J'ai froid dans mon appartement, le temps est horrible dehors et je ne sors plus.
 
Alors le deuil ?

Même aux touristes il est demandé de s'habiller en noir, enfin "souhaité",  enfin noir et des couleurs "pas flashy". Je vais m'arranger avec ça, je vais associer un bas noir ou de couleur neutre, pantalon / short / bermuda, avec un haut gris, vert kaki, blanc. En fait cette contrainte devrait se terminer fin janvier (enfin j'espère, après le 25 janvier exactement) et je n'ai exactement que 12 jours à devoir m'habiller comme cela. Mais vous ne pouvez pas imaginer combien cela gâche mon envie de partir.
    
Qu'est-ce que je vais faire
 
Comme d'hab' je n’ai aucune idée de ce que je vais faire, sûrement du séjour dans quelques villes balnéaires. et comme d'hab' je vais trouver ! A suivre...

Le plus qui me remonte le moral

Le souvenir de ces gens qui me sourient dans la rue. Et souvent c'est moi qui leur souris en premier et les gens que je croise me renvoient leur sourire. C'est un petit rayon de soleil et je me sens immédiatement plus heureuse. Voilà pourquoi je retourne sans cesse en Thaïlande.

jeudi 20 mars 2025

Le bilan de ce voyage en hiver 2025


Ce voyage 2025 en Thaïlande c'était pour fuir l'hiver.
Je ne voulais plus crapahuter de ville en ville comme les années passées. Je connais la Thaïlande, c'est la 10 ème fois que j'y vais. Cette fois-ci j'y passe 59 jours, parce que l'autorisation de séjour sans visa a été étendue pour la première fois à 60 jours. Je me suis dit "autant en profiter", j'ai trop galéré dans mes voyages passés à devoir me trouver absolument au bord d'une frontière d'un pays limitrophe juste avant mes premiers 30 jours de voyage, pour "sortir" de Thaïlande et "re-rentrer" en Thailande.

J'ai voulu préparer une sorte de séjour en "long-stay" comme on dit. Pour des hivers prochains... Je n'avais aucune idée au départ de où j'avais envie d'aller, mais il a bien fallu que je construise quelque chose avant de partir car je me suis vite heurtée à de grosses difficultés pour trouver de la place dans les hôtels.

Je ne suis allée que dans des villes où j'étais déjà allée. J'avais essayé de préparer des lieux nouveaux, pas très fréquentés, mais je me suis heurtée à l'absence de transports en commun, ce qui m'a complètement bloquée, il faut affréter des taxis, seule c'est trop cher, et j'ai abandonné. Quant aux îles... bars, musique, clientèle jeune, c'est difficile d'échapper à cela, et je ne voulais pas me trouver dans cette ambiance-là.

Bangkok

Avant de partir je n'ai pu trouver une réservation sur Booking que pour trois nuits alors que j'aurais aimé y rester bien plus longtemps, car je suis arrivée encore bien malade du rhume carabiné attrapé à Paris avant de partir.

M'étant préparée au décalage horaire des 6 hres que j'avais très mal supporté l'hiver précédent, je m'y étais préparée à l'avance en France en me levant pendant deux semaines très tôt, alors que le jour n'était pas encore levé à Paris. Cela ça m'a été très dur avant de partir. Mais cela a été du coup plus facile à Bangkok.

Deux jours plein à Bangkok, juste le temps de trouver la bonne carte Sim thaïe, d'aller me faire couper les cheveux, et de faire les achats nécessaires à mon séjour total.

Hua Hin

La seule visite nouvelle à été Hua Hin, et je savais d'avance que je n'aimerais pas. Au final je n'ai pas détesté autant que je m'y attendais.

Je suis allée à Hua Hin pour une seule raison : parce que j'avais connu sur le forum Compagnons de Voyage une voyageuse, une Québécoise, qui se trouvait aux mêmes dates que moi dans cette partie de la Thaïlande, et qui avait eu le coup de foudre pour Hua Hin. Elle avait réservé deux mois pour un prix dérisoire au mois, dans un hôtel genre 5 étoiles. Mais, éloigné de tout... Ce que je cherchais c'est d'avoir un peu de compagnie et commencer en rencontrant quelqu'un me plaisait bien. J'ai booké à Hua Hin depuis la France tout de suite après avoir réservé mon hôtel de Bangkok. Mais j'ai décidé de ne pas aller au même hôtel qu'elle qui était trop excentré, j'ai besoin de ma liberté de déplacements, de pouvoir aller à pied vers les lieux stratégiques.

J'avais autrefois passé une nuit à Hua Hin, en février 2013, et j'avais détesté. Je me suis dit que je devais peut-être me remettre en question puisque cette fille, elle, adorait au point de s'y arrêter deux mois. J'ai donc prévu de passer 6 nuits à Hua Hin.

J'ai rencontré cette fille une fois. Ça n'a pas fait tilt, on ne s'est pas revu.

J'étais dans un hôtel très sympa, chambre petite mais confortable, et un manager français adorable, qui m'a beaucoup aidée pour m'orienter. Du coup je lui ai réservé deux semaines pour avant le retour à Bangkok. Par sécurité. J'avais eu tellement de mal à trouver de la place dans les hôtels cette année que j'ai un peu paniqué et d'avoir toute la fin de mon voyage assuré, avec une chambre sûre cela me rassurait. Au final, et c'était convenu entre nous, j'ai décalé mon retour à Hua Hin et je n'y ai passé qu'une semaine à la fin de mon voyage. 6 + 8... ça fait quand même 14 jours de passés à Hua Hin !

Les 6 premiers jours en janvier ne m'ont servi qu'à faire quelques repères dans la ville que je ne connaissais absolument pas, et à faire des contacts par Internet pour me loger pour mes étapes suivantes.

Hua Hin, une ville bruyante, avec des salons de massages tous les mètres, une ville occidentale reconstituée, où il n'y a qu'une multitude de couples mixtes Occidental +Thaie, et un énorme Mall climatisé où se retrouvent les étrangers. Il y a beaucoup de résidents occidentaux en longs séjours, d'un certain âge, et un peu de touristes asiatiques. Pour dire que je n'aimais pas cette ville, mais j'avais une super chambre, alors...

Prachuap

Ensuite je suis allée, enfin retournée, à Prachuap, car c'était ma 3 ème fois... J'ai eu une chambre paradisiaque, un grand cadeau qu'on m'a fait, je connais les propriétaires aussi, depuis le temps. J'ai croisé quelques personnes connues l'an dernier, des hommes retraités qui y séjournent plusieurs mois l'hiver loin de leur pays, mais je les ai uniquement croisés, bonjour, une courte discussion, et c'est tout.

Je devais rencontrer à Prachuap un gars connu sur Voyage Forum. Au final on ne s'est que peu vu, on n'avait pas beaucoup de points en commun, on ne se ressemblait pas beaucoup en fait. On se croisait, une petite discussion, et chacun continuait son chemin.

La veille de mon départ, j'ai rencontré une voyageuse que j'ai trouvée sympa, elle restait 6 nuits, on a dîné ensemble. Le lendemain je quittais Prachuap où je venais, moi, de passer trois semaines !

▻ Les points négatifs de Prachuap :
⤳ A Prachuap si on ne fait pas de vélo (ou de moto, selon) on est coincé.
⤳ Les sand-flies d'Ao Manao !
Je n'avais eu que 3,4, piqûres jusque là, et le dernier vendredi j'ai été très, très piquée par les sand-flies.
Je ne suis plus retournée à Ao Manao. Et ce n'est pas la première fois que cela se produisait.
Chaque année c'est pareil, Ao Manao est infestée de sand-flies...

Je suis restée 20 jours à Prachuap, disons 3 semaines. C'était trop.
Mais il fallait que je les remplisse ces deux mois. Je n'avais pas d'alternatives possibles pour m'arrêter ailleurs. Je ne suis pas sûre que j'y retournerai, parce que... je connais trop et maintenant je m'y ennuie.

Bankrut

Je suis restée deux semaines à Bankrut. C'était mon séjour vraiment "balnéaire"... 
J'ai eu les quelques premiers jours magnifiques, et même sans vagues, ce qui est exceptionnel, pas beaucoup de profondeur d'eau mais quelques brasses possibles.
Puis une semaine désastreuse question météo. Plus question de me baigner, à peine de rester un peu sur la plage. Et ensuite trois jours de pluie à verse, en continu, toute la journée, à ne pas pouvoir sortir du bungalow.

▻ Les points positifs de Bankrut :
⤳ J'avais un logement formidable, un immense bungalow, en pleine nature et pourtant avec tout le confort. Un jeune manager super gentil, super efficace.
⤳ Une plage immense, de sable. Il me fallait juste traverser la route pour être sur la plage.
⤳ Pas de sand-flies, pas de méduses (cette année, sauf de très grosses échouées à marée basse sur la plage).
⤳ Ma terrasse en pleine nature. Il y avait bien des moucherons sur ma terrasse en fin d'après-midi, très casse-pied, un peu de moustiques, et dès la fin d'après-midi. Difficile de rester ou de dîner sur ma terrasse. Mais j'y prenais mon petit déjeuner, à écouter les dialogues des oiseaux, c'était super. La vue était magnifique.

▻ Les points négatifs de Bankrut :
⤳ A Bankrut il n'y a que des couples. Principalement, des couples aux têtes blanches ou chauves.
Beaucoup d'Allemands et de Néerlandais. Ou des couples mixtes, Occidental et Thai.
Et les couples ne vous abordent pas ! Et même si on leur parle un petit peu, après c'est terminé.
Bankrut n'est pas un lieu propice pour les solos.

Je n'ai fréquenté à Bankrut qu'un couple de Suisses retraités que je connaissais de l'année passée, et qui vient à Bankrut tous les ans y séjourner 3 mois. Mais ils partaient tous les jours en moto et je ne les ai que croisés un peu, pour quelques mots, en fin d'après midi.

Les seuls Français à qui j'ai parlé dans ce resort, étaient deux couples de retraités voyageant ensemble, déjà amis en France. Je voyais bien que j'étais de trop.

Je n'ai jamais été aussi seule qu'à Bankrut. Du fait déjà qu'il n'y avait pas de réception à mon resort, pas de lieu de communication donc. Du fait qu'il y avait en vérité très peu de bungalows occupés.

C'est toujours moi qui ai abordé les gens pour parler car personne n'est venu vers moi. Le peu à qui j'ai parlé étaient en couple, et ne se liaient pas du tout avec une femme seule. A Prachuap il y a d'avantage de voyageurs solo, baroudeurs, certes, mais malgré cela, je n'y ai pas fait de connaissances.

A Bankrut j'ai appris à vivre en solitude, entourée par les arbres et les oiseaux. J'ai été très seule.
Bankrut c'est très beau, j'aime parce que les cocotiers ils ne les ont pas coupés, il y a de la nature, encore, la mer... il n'y a qu'à traverser la route. Mais à condition que la météo ne remue pas la mer. C'est une côte, je le sais, où il y a des vagues, ce n'est pas du tout le bleu polynésien que l'on peut trouver dans les îles.

Ensuite, la météo est devenue le gros handicap.
C'était mon séjour balnéaire dans ce voyage, et ça a été raté à cause de la pluie qui m'a bloquée... dans mon bungalow. J'ai même eu très froid la nuit, oui, en fin février.

Mais y serais-je restée 3 semaines ? Je ne crois pas. Je crois que j'ai commencé à me lasser au bout de 10 jours. Mais parce que j'étais seule aussi, si je ne voyageais pas seule, j'y retournerais volontiers. C'était d'ailleurs la 3 ème fois que j'y allais.

Retour à Hua Hin

J'y suis restée ensuite à nouveau, 8 nuits. Et cette fois-ci, j'ai pu explorer la ville. J'ai découvert une partie de la ville, au nord, différente de l'image occidentale médiatisée de cette ville, et une partie que moi j'ai bien aimée, une partie restée semblable à l'image thaïe. La partie où se trouve le temple chinois aussi est sympa.

Le sud de la ville c'est la partie la plus fréquentée par les touristes avec les plages les plus belles, le grand mall... Je ne suis me pas décidée à aller jusqu'à Khao Takiab, la plage que l'on dit magnifique, à 6 km (il y a de très hauts buildings quand même, je les voyais de loin). Je n'ai pas eu envie de me faire 6 km aller et 6 km retour dans des songtéos qui étaient bondés (je les voyais passer). Et puis en quoi cette plage pouvait-elle être plus magnifique ? C'est la continuité de la plage où je me rendais.

J'ai essayé d'aller le plus souvent à la plage, la plage de la ville. Immense, sable fin jaune, mais.... du vent, du vent.... C'est le paradis des kite-surfs, que j'ai eu plaisir à observer de près, de voir comment ils montaient leurs kites, chose qui ne m'était jamais arrivé de voir de si près.

Mais le vent ! le sable qui se colle au corps, qui pénètre dans les cheveux. Je ne me suis pas baignée une seule fois, car la mer était basse en après-midi et se retirait très, très loin, avec des vagues, et sans profondeur au bord bien entendu. Et il y avait les kite-surfers qui atterrissaient au bord, ok je suppose qu'ils sont prudents, mais ce sont de sacrés machins, on ne s'imagine pas combien ces voiles sont énormes.

A Hua Hin, le food-court au sous-sol du Village Market (le Mall), est le lieu idéal pour manger, pas cher, mais c'est pas toujours bien cuisiné, et c'est en petite quantité. Mais c'est là que j'allais. J'ai essayé trois restaurants en ville, le midi, simples, et très déçue, plus cher et pas bien cuisiné.

J'y avais trouvé un stand qui vendait de magnifiques salades composées, à manger sur place, ou à emporter, pour 50 bahts. Et il y avait cet énorme "Lotus" au rez-de-chaussée où l'on trouve tout ce que l'on trouve en Europe. Jamais vu un "Lotus" aussi grand. A côté, dans les "Seven Eleven", on n'y trouve rien. Au "Lotus", pour moi l'occasion d'y acheter des légumes à manger crus, du fromage, du pain. On y trouve aussi des boîtes de thon, correct. Les fruits y étaient chers par contre.

▻ Les points positifs de Hua Hin :
⤳ Au final : je ne me suis pas ennuyée à Hua Hin. Je suis sortie tous les après-midis dès que la faim me tiraillait pour aller déjeuner.
⤳ Il a fait toujours beau, il paraît que même en saison des pluies, il ne pleut que très peu.
Bon, le vent sur la plage c'est très désagréable, mais couchée sur le paréo ça peut aller.
⤳ Hua Hin c'est proche de Bangkok, il y a énormément de transports variés à plein d'horaires.
⤳Il y a la plage à 3 heures de Bangkok ! Et une zone de shopping très importante.
On trouve tout, et tout pour manger.

▻ Les points négatifs de Hua Hin :
⤳ Aucune rencontre.
Je n'ai parlé à personne à part un peu avec mon gérant de l'hôtel. Je n'ai fait aucune connaissance.
J'ai croisé au Mall (à la boutique Apple...) un jeune couple de jeunes voyageurs sympa, avec qui j'ai
discuté une heure. C'est tout.
⤳ La Petkassem Road, l'horreur ! Le bruit, la circulation, l'absence de trottoir, et une passerelle unique
pour la traverser. Ok quand on a connu Hanoi on peut traverser partout !...
⤳ Une belle et longue plage de sable, mais le vent... encore une mer où on ne se baigne pas.
⤳ Hua Hin, on n'y mange pas bien, c'est pas bien cuisiné, et c'est plus cher.

Je pense avoir connu de Hua Hin le meilleur que je pouvais. En tout cas je ne suis pas restée sur la perception très négative que j'avais eue la première fois. Mais 8 jours... mon max...

Retour à Bangkok

J'ai passé 6 nuits à la fin, à Bangkok. Ça a passé très vite, j'avais beaucoup de courses, d'achats pour rapporter, de remise en beauté à faire. Cela a été la durée idéale pour terminer mon voyage. Non, je n'ai pas fait de massage, je n'ai plus de bonne adresse à Bangkok. J'aurais pu ajouter deux jours de plus pour me balader un peu dans des quartiers et encore découvrir d'autres facettes de Bangkok, j'en trouve toujours.

Mes conclusions

⤳ J'ai appris de ce voyage que pour moi stationner 3 semaines dans un même lieu, c'est trop long.
8/10 jours pour commencer c'est bien. 15 jours c'est vraiment mon max. Après, je tourne en rond.

⤳ J'ai parlé dans mon blog, c'est vrai, de beaucoup des restaurants où j'allais, car au moins c'était le lieu où je voyais du monde. Il faut séjourner un peu longtemps dans une même ville pour dégoter "le" bon restaurant, où c'est bien cuisiné et souvent quand c'est bien cuisiné c'est pas cher. Car quand je suis allée dans du plus cher, cela ne valait pas la différence. 

⤳ J'ai principalement dîné dans ma chambre le soir car je n'ai plus envie du tout de me retrouver au restaurant seule à une table au milieu des couples à regarder mon téléphone en attendant des plombes avant d'être servie. Cela m'est très désagréable à vivre donc je ne le fais plus. Le midi pas de problème, il y a souvent de gens seuls, et on est servi vite. Le soir, non. Je regrette de ne pas être sortie le soir quand la température de la nuit devenait super agréable, parce que déjà j'étais fatiguée de marcher, je marchais pas mal... et, parce que, j'étais seule. J'aurais bien aimé dîner "accompagnée". J'ai dîné "accompagnée" deux fois en 59 jours ! Dont une fois assise sur un muret... et une seule fois dans un restaurant.

⤳ Ce voyage a surtout été l'apprentissage de la solitude. Plus dure que dans mes précédents voyages parce que dans les précédents j'avais encore des lieux nouveaux à visiter, et que là, non. Je n'ai fait que transposer un quotidien.

▻ Le positif de ce voyage :

⤳ J'ai eu chaud, c'est ce que je cherchais. Vivre avec la chaleur, en ayant des clims aussi performantes que ce que l'on a maintenant en Thaïlande, c'est la vie que j'aime. Et ma santé s'en ressent, je me porte super bien. En plus je maigris sans rien faire.

⤳ J'ai eu des chambres d'hôtels superbes pour 20 € en moyenne, dans un environnement magnifique, sans vis-à-vis. J'avais un meilleur confort que dans mon studio de Paris.

⤳ Je ne me suis pas ennuyée, je n'ai pas cafardé, jamais. Je suis très contente d'avoir décidé de repartir en Thaïlande et d'y avoir passé deux mois.

A peine rentrée, et je suis déjà malade.

Dans ma copropriété ils coupent le chauffage la nuit, j'ai attrapé froid en dormant, et rebelotte, au bout de trois jours à Paris, le rhume. J'éternue, le nez qui coule, je mouche... Mon corps ne supporte pas de dormir à 21°. J'ai beau me couvrir à mort. Parfois à 21h30 les radiateurs sont froids, et quand ils chauffent ils sont à peine tiède. C'est pas supportable pour moi, mon corps a besoin de chaleur. Ce matin, 9°8 dehors et mes radiateurs sont froids. Je ne peux pas vivre dans de telles conditions.

Je ne peux pas dire encore si je retournerai en Thaïlande l'hiver prochain. J'y suis très bien à y vivre, j'aime ma vie là-bas, mais toute seule c'est de plus en plus dur.

vendredi 14 mars 2025

Jeudi 13 mars - Vendredi 14 mars 2025 - De Bangkok à Paris


Jeudi 13 mars 2025
De Bangkok à Delhi
A bord de l'airbus A320 d'Air India

Je n'ai pas photographié beaucoup les hôtesses parce que j'ai trouvé leur uniforme très moche, très tristounet. 
Le vol a décollé à l'heure.


J'ai bien un siège couloir. Une jeune fille arrive ensuite et a le siège fenêtre. Elle est française, nous commençons à discuter de nos voyages mutuels. Et arrive celui qui occupe le siège du milieu. Un jeune homme Indien. Et nous commençons à discuter avec lui.

L'ambiance a été très conviviale. Elle, s'est endormie, mais lui a continué à me parler. Il était dans un voyage organisé par son entreprise, sa "company",  une compagnie internationale de fabrication d'articles pour voitures où il s'occupe du marketing. C'était une réunion de tous les pays où cette compagnie a des succursales. C'était la deuxième fois qu'il venait en Thailande. Il a passé trois jours à Bangkok, logeant au Sheraton.... avec vue sur la rivière... puis pareil à... Pattaya... où il a adoré faire du jet-ski et de la chenille.

Il m'a ensuite dit qu'il avait 44 ans (il ne les faisait pas), m'a montré immédiatement la photo de sa petite fille. Il m'a dit qu'il s'était marié à 24 ans, qu'il avait deux filles. C'est moi qui lui ai demandé de voir la photo de sa femme... Je lui ai demandé si elle travaillait. Il m'a dit que non, "elle s'occupe de la maison et des enfants"... 

Le dîner est arrivé rapidement. Poulet ou végétarien. j'ai choisi le végétarien mais ce n'était pas formidable, pas aussi bon que celui que j'ai eu sur mon vol aller. J'ai demandé du vin blanc mais avec... des glaçons. Le steward me dit qu'il va aller voir s'il trouve des ice cubes... Eh bien non, il n'y a pas de ice cubes. Le vin blanc est simplement dégueulasse, je ne le bois pas. Et puis le steward finit par me rapporter un deuxième verre de vin blanc avec des glaçons ! Sans que je le demande, gentil... Je me sens bien obligée de le boire. Et c'est tout aussi dégueulasse. Mon voisin indien qui avait pris un verre de vin rouge m'a dit qu'il l'avait aussi trouvé mauvais... amer... et que son plat de poulet n'était pas terrible non plus...

Ensuite j'ai pris un demi comprimé de Donormyl et je me suis endormie.


J'ai tellement bien dormi que je me suis réveillée en sursaut juste au moment où les gens étaient debout dans le couloir en train d'attendre de sortir de l'avion. Je dis à mon voisin indien "On est arrivé ?" Et oui...  Je n'ai pas entendu les annonces (incompréhensibles d'ailleurs en anglais), je n'ai pas été secouée par une hôtesse vu que j'avais laissé le dossier de mon siège baissé, je n'ai pas senti du tout qu'on était en train d'atterrir. Il ne m'est jamais arrivé ça.

Donc, précipitation. Je dors debout... Réflexes... Je sors de l'avion.

Vendredi 14 mars 2025
Aéroport de New Delhi

On est arrivé à l'heure. On monte dans un bus pour atteindre l'aéroport.


On est beaucoup de Français à faire ce transit, à l'inverse de ce qui a été sur mon vol aller en janvier.
La porte d'embarquement est déjà affichée, porte 20. J'ai 3 heures pour faire ce changement d'avion, c'est cool.
Je reconnais la salle où à l'aller on s'était assis avec le jeune couple de Français, car on avait alors 5 heures à attendre. Là c'est juste la durée de transit parfaite. No stress.

Je passe tout de suite à la fouille. Comme c'est la deuxième fois, je sais comment cela se passe, et cette fois-ci j'ai bien sorti mes "deux" téléphones dans le bac. Le "tray" comme ils disent.

La fille qui à l'intérieur des rideaux vous fait monter sur l'estrade et passe l'appareil à détection, remarque que j'ai cette pochette (mon argent) sous mon pull. Et figurez-vous qu'elle m'a demandé de la sortir, de l'ouvrir, et de lui montrer les billets que j'avais dedans. Ah ça, je n'ai pas aimé du tout.

Je traverse ensuite toute les salles successives de Duty Free. Comme dab, interminable.





Comme dans la plupart des aéroports, on trouve un endroit qui rappelle la culture d'un pays.
A Bangkok il y a les statues des yakshas, ici il y a ça...
Je n'ai pas réussi à savoir ce que cette sculpture pouvait bien évoquer.




J'ai passé le plus dur, il ne me reste plus qu'à attendre en salle d'embarquement.



J'ai allumé mon téléphone. Tout de suite j'ai été connecté par Free sur un réseau local indien.... Samoussas, tikka massala... Original ! Mais je ne fais pas grand chose sur internet, car j'ai peu à attendre.


Mon vol s'affiche.


Les hôtesses embarquent, c'est bon signe.



De Delhi à Paris
A bord Boeing 787-800 Dreamliner d'Air India

J'ai un siège tout à l'avant de la cabine économique, c'est génial. 3 ème rang, et couloir.


Ce que je vois devant.

Par derrière, le fond de l'avion.

J'ai comme voisins un jeune couple d'Indiens, qui n'a pas cessé de se cajoler. Donc la conversation a été très réduite... Ça m'a eu l'air d'être leur premier voyage à Paris car ils regardaient une carte de Paris sur leur téléphone.

Le Boeing 788 d'Air India me paraît très vieux. Si à bord de l'Airbus entre Bangkok et Delhi il n'y avait pas du tout d'écran dans le dossier du siège, là il y en a un, mais il ne fonctionne pas ! Même pas possible d'aller plus loin que le premier écran où je ne peux même pas choisir la langue. Le tactile ne marche pas. Quant à la télécommande, rien qu'à la voir... Elle n'a aucune action qui marche. Donc pas de film....


Là encore sur les horaires c'est parfait. On a décollé à l'heure.
Le repas ? Un petit déjeuner !!! Il est 5 hres du matin, ou 6 hres plutôt... On nous propose pareil, poulet ou veggy. Je choisis le végétarien, je me méfie du poulet à bord, j'ai rencontré en Thailande des personnes qui ont été malades avec la nourriture d'Air India. Moi pas été malade, j'adore en principe la cuisine indienne, mais du coup je me méfie.

Un petit déjeuner aux épices indiennes.... dur... Et surtout c'était pas bon, j'y ai juste à peine touché, et du coup je n'ai pas mangé. Le café, là encore il faut demander et demander. Au réveil, et encore plus quand il fait aussi froid dans un avion, c'est plus café qu'épices indiennes dont on a besoin... En tout cas nous les Français.
Je passe sur l'incident où l'hôtesse par un geste trop brusque a renversé ma tasse de café sur moi, ce qui m'a brûlée. La couverture que j'avais sur moi m'a un peu protégée, mais j'ai eu la couverture toute mouillée de café (on m'en a donné une autre), le pantalon légèrement taché, ma chaussette toute mouillée, j'ai dû la retirer pour la faire sécher sur le dossier du siège pendant le vol.

J'ai pris encore un demi comprimé de Donormyl, et j'ai dormi, bien. Mais pas très longtemps puisque j'ai dû me réveiller vers les 6 hres. On devait atterrir à 9h45 seulement.

Là on a eu un service de boissons. C'est sûr que ce que l'on attend, c'est du café... On ne me proposait que des jus de fruits ou... de l'alcool ? Oui de l'alcool à 6 hres du matin... J'ai dû demander pour avoir une tasse de café.

Et puis grande attente. On espère un petit déjeuner, on a faim à cette heure là. Rien ne vient. Je vois les gens autour de moi en train de récupérer dans leurs sacs de la nourriture, des gâteaux... qu'ils ont achetés avant. Moi, je fais de même, je prends dans mon sac deux des petits gâteaux chinois que j'ai eu la bonne idée de mettre dedans au cas où j'aurais faim, car les horaires des repas en vol ne correspondent pas toujours aux moments où on a faim.

Et puis après un bon moment d'attente, on a eu un sandwich. Pareil, chicken ou veggy ? Cette fois-ci j'ai choisi chicken. Une espèce de croissant avec du poulet haché dedans, cuisiné aux épices indiennes. Je rappelle qu'on est le matin, tôt... Il y avait aussi un gâteau genre cookie très dur au chocolat auquel je n'ai pas touché.

Il n'y a plus eu qu'à attendre l'heure de l'atterrissage. Car le "petit déjeuner" c'était très tôt...

Aéroport Paris Charles de Gaulle




Contrôle des passeports

Et c'est la machine à CDG.... Je redoute toujours car je n'y arrive jamais. Et une fois encore mon passeport... n'est pas accepté. On me dirige vers le comptoir où il y a une présence humaine !!! Ça va je ne fais pas de queue. Et là, ça passe...

Est ce que mon bagage va bien être là...

On trouve le n° du tapis roulant bien indiqué, tout de suite.
Mais ouah ! Cette foule vers mon n°14 ! Impossible d'avancer. Jamais vu ça !


Je me suis retrouvée à côté d'un couple de Français que j'avais connu à l'aéroport de Bangkok quand on attendait pour le check-in. Elle, propose de faire un grand tour pour arriver vers un autre n°, 15, 16, car en principe les tapis roulants se trouvent tous côte à côte dans une grande salle.

Eh bien, on est bloqué, par un barrage ! Obligés de retourner vers la file n°14 !

Et elle a une autre idée de génie : passer à gauche de cette grande queue. Et on y est arrivé.
Mais je peux vous dire que c'était la folie ce monde qui bloquait tout.

Les bagages n'étaient pas encore sur le tapis roulant, mais on n'a pas attendu. Ma valise est arrivée assez rapidement. Ouf ouf ! C'est toujours un ouf quand on a un transit dans un aéroport, et, surtout si c'est Delhi, j'avais quelque inquiétude, mais tout s'est bien passé.

A la recherche du Roissy Bus dans l'aéroport

Je compte rentrer chez moi par les transports en commun cette fois-ci, le taxi Bolt en janvier m'a coûté assez cher comme ça ! Et puis c'est le matin, il n'est que 10 hres et quelques, il ne pleut pas. Il fait très froid, mais il fait un grand ciel bleu.

J'avais un peu préparé sut Internet, je suis au terminal 2C,  et j'avais trouvé que l'arrêt de Roissy Bus n'était pas au terminal 2C mais au terminal 2A. Donc il me faut arpenter les couloirs de l'aéroport. Ma valise roule, pas de problème.


J'ai demandé plusieurs fois. C'est loin. Quelqu'un du personnel de l'aéroport me précise que le Roissy Bus en effet ne passe pas au terminal C. Et puis une autre personne me dit "vous descendez d'un étage, vous suivez le couloir tout droit. Lequel de couloir ?... "il n'y en n'a qu'un" ! Bon ! Et puis vous remontez d'un étage.

Un monsieur qui portait un badge et qui semblait travailler dans le ménage dans l'aéroport, me dit "Suivez moi, je vais vous conduire... ". Très gentil, parce que c'était sans fin mon chemin, il m'a fait descendre, il m'a fait remonter, sans lui ça m'aurait été encore très compliqué de trouver.

Mais c'est devenu si compliqué que cela l'aéroport Charles de Gaulle !

Il me laisse là à un arrêt du Roissy Bus. Je vous avoue, je ne sais pas où je suis, si c'est terminal A, ou ... je n'en sais rien, mais je suis au bon endroit.



Dans le Roissy Bus

Le bus est arrivé très vite, j'ai eu de la chance de ne pas avoir à attendre dehors dans le froid. Oui, parce qu'on est en mars, mais il fait très froid....

Je n'ai pas de billet, j'avais demandé à ces personnes qui m'avaient renseignée sur le chemin et on m'a dit que je pouvais acheter à bord du bus. Encore heureux, parce que les machines moi j'en ai plus que marre.

Le chauffeur me dit "Vous avez une carte de crédit ?"... Oui !... Mais là, tenez-vous bien... Il pose ma carte sur le lecteur... Ma carte à moi j'ai volontairement depuis toujours supprimer le "sans contact". Eh bien à bord du bus, les cartes ne sont acceptées que si elles sans "sans contact" !

Ensuite il me demande "Vous avez du cash ?"... Bien sûr que j'ai des euros en cash. (Vous imaginez la situation des voyageurs étrangers qui débarquent à Roissy.....). Je paye donc en euros, 13 €. Oui ça a baissé depuis l'année dernière (c'était 16 €) depuis que Pécresse a uniformisé les tarifs de la RATP. Je lui donne 20 € (pour 13 € c'est acceptable quand même). Il me dit "Vous n'avez pas moins ?" !!! Je me trouve un billet de 10 € et un de 5 €.


Mais vous imaginez les étrangers qui arrivent à Paris !!!! On marche sur la tête !

Je lui ai demandé alors, pourquoi vous m'avez tout de suite demandé si j'avais une carte alors que je peux payer en cash (d'ailleurs, j'ai vu d'autres personnes monter après moi et payer en cash). Il m'a répondu parce que à bord, ils privilégient le payement par carte bancaire. Je suppose sans doute que c'est pour que les chauffeurs ne possèdent pas de liquidités à bord. Mais quand même je trouve cela révoltant.

Il fait froid mais le ciel est tout bleu, c'est moins déprimant que si j'étais arrivée sous la pluie ou sous un ciel tout gris.




A l'Opéra

Ça a très bien roulé. Ce qui m'a frappée en traversant Paris en bus, c'est le calme, et la blancheur des bâtiments. Je suis arrivée très vite à la sation des Roissy Bus à l'Opéra, rue Scribe.


Je marche jusqu'au métro Opéra qui se trouve sur la Place de l'Opéra. C'est pas très loin mais j'ai froid...

Si je mets là une photo d'un ticket de métro c'est que c'est une relique. les tickets de métro en carton ne sont plus vendus à Paris, et je me demandais si le mien allait encore passer. Et j'ai trouvé au métro Opéra une machine, mais une seule, qui avait la fente pour les tickets de métro en carton.



J'ai eu très froid à marcher, de l'arrivée du Roissy Bus jusqu'au métro Opéra, et ensuite entre ma station Félix Faure et chez moi. Et surtout aussi les escaliers du métro avec ma valise… quelle galère.

At home
Ma valise a bien fait son transit à New Delhi.


22° chez moi, ça fait un sacré changement de température !


Je suis allée très vite au supermarché du coin, le plus proche, acheter de la nourriture car évidemment partie deux mois, j'ai laissé des réserves vides.

Et à peine rentrée chez moi... confirmé cette prévision météo, il s'est mis à pleuvoir.


J’ai échappé à la pluie, je suis rentrée juste avant que ça tombe.
Je vais me coucher tôt, je ne vais pas tenir debout longtemps...

Samedi 15 mars 2025
Eh oui, je suis à Paris !


Et voilà ce qui m'attend aujourd'hui.


Et pour les jours suivants